Galeiliante
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Année de 5ième : j’ai peur.

L’écriture sur les violences scolaires est une réécriture constante au bénéfice de celui qui les commets dans mon adolescence. Mon prof de dessins n’était pas un homme bien. Mais, je savais que dans ce collège privé tout était accepté, acceptable et excusé chez les profs. Ma prof n’avait pas eu de sanction dépassant le devoir d’excuse devant ma classe et n’a rien pris pour sa méchanceté vengeresse.

Un de mes camarades avait poussé a bout le prof de dessins. Poussé à bout est ce que l’histoire en garde. La vérité était qu’il a été un peu casse pied, ni plus, ni moins qu’un ado. Mais il n’était pas un enfant de privilégié dans l’école. L’élève a été officiellement bousculé par le prof un peu brusquement. Il a fini par atterrir violemment repousser sur un chauffage de notre classe. On apprenait a dessiné les perspectives ce jour-là. Le prof a été en arrêt maladie quelques jours, il était à bout. L’élève absent parce que blessé.

Pas de réseaux sociaux, pas de journaux. C’était à une époque où le châtiment corporel était censé avoir quitté l’école.

L’élève est revenu en classe, le prof aussi… rien de neuf sous le soleil. L’élève avait peur et a donc agit en étant plus provocateur pour être viré du cours

L’histoire garde que c’est un petit con qui a fait chier un prof. Moi ? je garde que c’est un élève dissipé pas fringué avec des ventes chics, un peu charmeur, un peu grande gueule, avec des facilités intellectuels, déjà abimé, déjà bien blessé. Il a été violenté, jeter avec force et brutalité sur un radiateur, a subi des conséquences physiques : sa vue subit des perturbation temporaire et revenu à la normal après que le traumatisme crânien ce soit dissipé, d’où son absence.

La version du prof : la vérité vrai…

Ma version. J’étais assise au milieu de la classe, j’étais concentré sur mon dessins. Des perspectives autour des rectangles. C’était la classe au fond du couloir du dernier étage. Nous avions une vue sur la cour.  Il faisait une de ses lumière blanche typique des ciels chargés de nuages blancs. Je m’ennuie, je trouve l’exercice pénible. Une règle, un travail récurent, abrutissant en réalité. La classe bosse dans une ambiance de bavardage. Mon camarade, dont j’ai oublié le prénom, comme tous les prénoms des gens de cette école d’ailleurs, ris. Le prof lui dit de se calmer. Je sens que l’ambiance est pesante, électrique. L’élève dit avec un ton non-chalet « hé, ça va monsieur, on rigole ». Et là, ma colonne vertébrale a tressailli. J’ai senti le danger avant qu’il n’arrive. Mon épine dorsale s’est redressée. Fuir, fuir, fuir, au secours. C’est ce que je vis en moi. Mon prof se lève brutalement. Sa chaise tombe. Il va sur ma droite. Il va vers l’élève. Il l’attrape. Je ne regarde pas. J’ai peur. C’est ma vue périphérique qui est en charge. Il s’énerve. Il lui cris dessus et le repousse vers le mur avec un chauffage. « He mais ça va monsieur ! » objecte mon camarade. L’élève atterri désarticulé sur le mur et le chauffage. Il se plaint d’avoir mal. Le prof dit « va à l’infirmerie petit con ». Il y va seul. On le reverra 1 semaine après. J’avais le corps qui palpité. Je savais ce que ça faisait. Ma respiration est devenue animal. Personne n’a vu que j’ai eu peur. On a fait comme si c’était normal. J’ai eu peur de ce prof jusqu’au bout.

J’ai encore beaucoup d’ombre sur ses 2 années parce que c’est un trop émotionnelle.

Dans cette école : un élève a été déshabillé, et tournée autour d’un poteau. Ses tortionnaires ? libres comme l’air. Les parents se sont plaints. Rien n’y a fait. Il a quitté l’école. Moi ? j’ai subi des tortionnaires de mon pote une main qui s’est glissé dans mon pantalon. J’ai eu peur quand il a mis la main dans ma culotte la fois suivante et touché mon anus. Je l’ai dit à une prof : La sœur. Elle m’a traité de vicieuse et d’allumeuse. Les adultes décidément sont peu fiable.

Le directeur de ce collège privé a exercé de 1982 a récemment. Moins de 10 ans qu’il est à la retraite.

Qui ? combien ? Qu’est ce qui fut subit dans cette école où la violence scolaire, le harcèlement était acceptable en fonction de la classe sociale des parents et leur compte en banque.

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