IronAnne - chapô
IronAnne
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Casser le cycle, espérer, bouche-trou

Ce texte est écrit par une personne présentant entre autre une dyslexique et dysorthographiques. La forte charge émotionnelle de cette écriture aggrave l’expression des troubles dys* de ce fait orthographe, grammaire et syntaxe sont affectées par l’exercice testimonial ici partagé.

Les prises de consciences qui émergent de mon travail thérapeutique ouvrent parfois des périodes difficiles et de déséquilibres. Fin juin est un grand temps de cristallisation de mes angoisses relationnelle, je le sais. L’été reste dans les chapitres de l’histoire de mon enfance où je vivais particulièrement isolée.

Je comprends la nature de rediffusion des cycles, des scenarios dans la vie. Parfois, je me prends une claque sur les miens. Et ce dernier remet tout en question sur le plan relationnelle. Il serait facile que je cache cette question sur le tapis parce que c’est fin juin, c’est le temps de solitude qui arrive. Mais c’est bien trop présent, je l’ai d’ailleurs dit à une de ces personnes qui est dans mon cercle d’intimité le plus profond.

J’ai repassé en revue les amitiés qui ont une place importante dans ma vie mais aussi comment elles ont explosé en plein vol, pourquoi ce fut si douloureux. Je cherche à comprendre ce qui fait récurrence, ce qui fait écho à mon histoire.

Quand il y a eu ces relations qui pour moi était importante, j’ai pris conscience de la dysharmonie.

J’ai repensé à de nombreuse relations, ces personnes étaient toutes, sans que je ne le saisisse sur le moment dans une période où l’un de leur proche avait tourné les talons. Et je me suis retrouvé à être l’amie bouche-trou. Il y a deux grands schémas qui émergent :

  • Les relations où l’ont sollicitent l’intensité de mon lien et de mon engagement que le temps de l’absence, de la tension avec la personne qui a pris ses distances. Quand celle-ci revient, tout ce qui était mes qualité relationnel sont devenu des facteurs de reproche
  • Celles qui perdurent mais dont on fait appel à moi que dans les creux des autres relations.

Je ne leurs reprochent rien sur cet aspect. Je sais qu’une part de moi à amener ses relations. Nous sommes responsables chacun de notre part de la relation. Il y a donc eu rencontre d’éléments qui ont permis ce type d’engrenages relationnels. Si je ne suis pas utile, utilisable, ai-je ma place ? ai-je la possibilité d’exister ? Suis-je une personne qu’on peu aimer si elle n’est qu’elle. A chaque lien fort où j’ai été le bouche trou, en réalité, j’ai répondu a un besoin, mais une part de leur histoire. Je sais ce qui s’est inscrit dans chacune d’elle. Les gens se rencontrent en fonction de leur histoire.

Mais je suis là avec cette conscience qui me terrifie. Les relations les plus importante de ma vie ont été dans ce schéma. Qu’en est-il de celles qui comptent maintenant ? J’espère avoir suffisamment avancé sur moi pour ne plus mettre le doigts dedans. Mais en réalité… je me berce d’illusion aussi facilement qu’il puisse être possible. Et je fais quoi ? je me retire de toutes ces relations qui compte ? Je change de position ?

En vrai, je pleure depuis une semaine.

Je pourrais en parler. Et il serait, et il est facile d’ailleurs, de me dire « ben tu portes ça, à ne me concerne pas », « ce sont tes projection, je ne les faits pas mienne ». Comme si ces éléments n’avaient aucune place ou très peu et comme si leur présence dans une relation n’est que le fait d’un des parties. Comme si la part de moi qui est là-dedans ne doit être prise comme un facteur. Il ne s’agit pas être attentif, mais que chacun regarde sa part de l’accroche dans la relation. La mettre au travail, la faire évoluer ou juste se dire qu’on s’est aimé, que c’était chouette mais que c’est le temps de nouveau possible. Mais je sais que ces relation m’ont brisé le cœur de ce que j’y ai donné ou y donne encore….

Alors je me tais de plus en plus. Et je remets du silence sur la profondeur et du bruit sur le superficielle. J’ai ouvert mon cœur à des gens, mais… ai-je vraiment avancé ?

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