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IronAnne
IronAnne

Faire famille, quand tout se complique.

 Ce texte est écrit par une personne présentant entre autre une dyslexique et dysorthographiques. La forte charge émotionnelle de cette écriture aggrave l’expression des troubles dys* de ce fait orthographe, grammaire et syntaxe sont affectées par l’exercice testimonial ici partagé.

Il est volontaire de ne pas faire corriger les textes. Les troubles dys sont des handicaps. Et oui, parfois … c’est difficiles à lire. Mais cela n’invalide pas le propos. Merci de (re)lire la notice dys*.

Aujourd’hui encore, cette histoire me fait mal et m’impact encore. Il est amusant ou tellement juste que ma playlist me propose Blizzard de Fauve au moment où je commence l’écriture. Je leur musique en boucle pour cet écriture. C’est tellement juste.

C’est une histoire qui n’a rien de simple et qui s’étend sur le temps. 14 ans. C’est long, c’est intriqué, un nœud elfique qui m’étouffe à chaque mouvement que je fais encore aujourd’hui dedans. À la fois, je n’en donnerais pas tout dans l’écriture. Ai-je besoin de tout dire pour me dire ? Faut-il en saisir tous les tenants et aboutissant pour rencontrer combien cela fait mal.

La question de la famille est tellement douloureuse. Oui, il y a mes enfants. Celle-ci est magnifique. Il y a celle dont je viens, fétide, sclérosé par ses propres mensonges, ses illusions. Il y a celle que j’ai voulu construire et, j’ai plus d’échec que de réussite. Heureusement que j’ai encore K et Lo. Parce que sinon, tout a échoué dans une répétition terrible. Alors j’ai choisi, du haut de ma volonté de ne plus faire famille avec les gens. D’aimer, mais pas trop. Histoire de ne plus vivre cela. Et je lutte quand cela émerge. C’est non ! Non, non, non, non. Je freine le plus possible et le plus j’ai envie d’aller dans cette intimité du lien. Parce que je ne suis pas cohérente, que je vis des grandes contradiction interne. En ce moment, je lutte contre ce qui fait famille reconstruite. Je sais que j’ai assez pris. Mais il y a cette part de moi qui dit : mais c’est peut-être enfin celle qui te dira que tu as tort. Je sais « oh combien » cela rejoue ma propre histoire. Et je suis pétrie d’une culpabilité sans non, car j’ai l’impression de contaminer les gens que j’aime avec ma propre folie. Je ne lutte pas tant contre lien mais parce qu’il m’est difficile de me laisser aller dans une relation. Je lutte en grande partie parce que je reste sur cette posture, dont je ne trouve pas comme me défaire, de patient désigné. Même avec toute la rancœur que j’ai contre ma marraine, elle qui m’a dit un jour que c’était ma faute si j’avais été violé, victime des violences… que je l’attirais. Je sais qu’elle a tort. Je sais qu’a 18 mois, l’enfant que j’étais n’a rien fait. Et quand bien même, je ne suis pas l’agresseur. Aucun adulte n’a le droit de faire subir tout cela à un enfant. Mais cette petite graine d’externalisation de la culpabilité sur la victime que j’accompagne tellement, je ne la gère pas au mieux. Elle me dévore, pas comme un grand monstre, non, discrètement. Je dis « Je t’aime » au gens que j’aime. Mais j’ai terriblement peur que me amour les contamines de cette saleté qui est mienne. Oui, c’est toujours là. J’ai beau me laver, elle est toujours là, même petite. Ecrire ces mots m’étouffent. Presque plus rien ne circule.

Toutefois, je connais la force de l’inconscient, je connais la force du transfert et du contre-transfert. Je ne l’ai pas exploré autant et je ne l’explore pas autant que parce que je cherche à saisir des aspects de ce que mon père à laisser en moi… il y a aussi ce que j’impose de ma psyché au relation pour faire perdurer ce que mon père à fait et qui devient ma responsabilité unilatéral. Comme si j’étais responsable de tout. Je sais que ça énerve. Mais c’est une pulsion qui me dépasse. Je me souviens tellement de mon père qui chantais à chaque viol que c’était moi la perverse, que je l’obligeais à me violer, qu’il n’en avait pas envie. J’ai beau savoir intellectuellement qu’il a tort, cette phrase a été martelé près de 17 ans dans un cerveau qui se construisait. Je ne sais me défaire cette phrase. Est-ce que je n’oblige pas les autres ?

Ces 14 années de relation malsaine avec une personne que je vais appeler Kilina aujourd’hui… Il s’agit de la marraine de mon deuxième enfant. C’est une personne connu dans le milieu de la périnatalité. Il y a beaucoup de honte chez moi.

Oui, j’ai de la colère, du dégout et beaucoup de sentiments complexe.

2008. J’ai rencontré Kilina dans le cadre de son activité. Un cycle de massage bébé. Elle m’a formé ensuite en périnatalité. Nous sommes devenus progressivement proche.

Pour la naissance de mon deuxième enfant, j’ai besoin d’une sage-femme. Elle me conseil Le Soignant. Nous sommes en 2009 à ce moment-là. Elle sait que j’ai été violé par mon père, battue, maltraité. Elle sait mon désir d’un accouchement à domicile malgré la césarienne. Elle me recommande chaudement cet personne. Je n’ai aucun doute sur la probité de sa parole. Pourquoi en aurais-je ? C’est son réseaux, son job. En 2019, 10 ans plus tard, elle me dira qu’elle savait à cet époque qu’il avait été condamné en 2007 pour des faits en aveu sur mineur. Elle m’a mis en toute connaissance de cause sous le joug de ce soignant. Elle savait que je voulais une personne en libéral pour prendre soin de ma peur d’être exposé trop à ce risque. Aujourd’hui encore, je ne peux pas comprendre cette violence qu’elle m’a causé en connaissance de cause à l’époque.

2009-2010. Elle fut présente lors de la naissance de mon deuxième enfant, comme doula. Je lui ai proposé d’être la marraine de mon fils. Le soignant me disait que c’était ma faute si ça avait mal tourné. Je l’ai cru. Je ne voyais pas la violence des deux autours de moi. Je ne vois pas les choses devant moi. Je crois à sa bienveillance. Je me dis que c’est moi. Puis, je me laisse prendre à cet aspect ! C’est celui qui m’a construite. D’ailleurs, durant tout ce qui n’a pas été dans le suivit du soignant. Elle le défendait. Aujourd’hui je sais qu’il n’a pas fait correctement son travail.

La relation avance. 2011, 2012… je ne vois pas les choses qui ont lieu. C’est insidieux. C’est comme ça que l’aberrant devient vrai, possible. C’est une grande phase d’emprise. Petit à petit s’installe un discours new-age. Je suis dans une démarche spirituelle mais de façon philosophique. Je suis toujours dans quelque chose de très interne. Elle s’engouffre dans cet aspect de moi. Elle distille en parallèle des choses. C’est petit. C’est des touche de peinture ici et là. Elle vient 1 à 2 week-end par mois chez moi. Je l’héberge. Elle s’est séparée de son mari. Je l’héberge à mes frais. Je la nouris, lui fournis un toit. Elle a besoin de cela pour survivre. Je suis de ce genre de personne à faire cela. J’ai passé 2 années à être prise dans un lavage de cerveau. J’y ai plongé pleine de honte encore aujourd’hui. Je suis allée la rejoindre dans ses hallucinations. Elle entendait (entends toujours) des voix. Elle voit des choses. C’est ridicule avec le recul. Mais j’ai plongé dans son délire. Petite a petit, je me laisser entrainé dans des choses délirante. Mais on ne voit pas les choses quand elles s’insinuent. Elle voyait les aura, avait des messages…Même si je restais en partie les pieds sur terre, grâce à mon compagnon… Je me suis fait happer en partie. Jusqu’à la goute en trop.

Mardi 14 aout 2012. J’attend la naissance de mon 3ième enfant. Je suis presque à 42 semaines de grossesse. Je suis en stress. Mon deuxième est né à 42 semaines. Il a failli mourir. Le soignant ne m’aide pas du tout à traverser ce moment. Je vis tout cela dans une angoisse terrible. Mon bébé va-t-il mourir ? Suis-je compétente pour le faire naître ? si ça se trouve : c’est de ma faute. Nous sommes donc mardi. Nous avons une discussion téléphonique avec Kilina. Elle me dit à moi dans un état de détresse intense que mon bébé à naitre, mon fils est la réincarnation de mon père. Je trouve sa déclaration inaudible, violente. C’est la goute de trop. Je suis extrêmement traumatisé par ses propos. Notre relation est abimée. Je ne fais pas rupture. Je traverse la violence de son propos.  Le jeudi, l’accouchement se lance. Je suis mal. Je suis prise par une remonté de souvenir. Je revois ma grossesse à 15 ans, de l’avortement provoqué. Je lutte. Je me souviens que je dis « papa va-t’en ». Je me souviens de ce désespoir qui me prend. Le soignant me fait un Toucher Vaginal sans me prévenir dans ce moment là où je suis en état dissociatif. Je me brise comme une vitre.

Quelques semaines plus tard, nous sommes invités chez Kilina. J’y vais. En réalité, je suis dans un ESPT très fort. J’ai oublié sa violence. J’ai oublié tout. J’ai oublié pour survivre. J’ai eu assez à vivre avec le Soignant. C’est terrible car on ne pardonne rien, c’est juste que la mémoire ne sait pas traiter les choses. Là, chez elle, dans son canapé. Elle me dit que mon père est là, collé a mon épine dorsal. Elle me dit qu’il a assisté à la procréation de mon fils, qu’il est là dans toute mon intimité, constamment. Son âme veillerait sur moi. Il ne me quitte pas. Il m’aime. Cet homme ? non ! non ! non ! C’est violent de dire cela. Je lui raconté la remonté de souvenir durant l’accouchement. Elle me dit cela. Dans son système de croyances. Elle pense vraiment que mon père, son âme est là, veille sur moi et me veux du bien.

Rupture. Je dissocie. Ses mots sont trop violents.

Je mettrais des années a tissé le lien entre son appel le 14 aout, la naissance, la remonté de souvenir. Mais la douleur, c’est peut-être une demi seconde, je l’ai cru. Et quand je vois tout ce que mon fils travers dans la question de la différentiation, je me sens coupable. Je ne sais pas penser cet aspect avec rationalité. C’est un virus.

Notre relation sera profondément abimée après ça avec Kilina. Mais, c’est la marraine de mon deuxième. Si ma famille ma rejeter, moi je ne suis pas comme eux. Je maintiens le lien. Mais je ne m’y engage plus vraiment.

2013-2014. Nous nous effleurons dans les relations avec Kilina. Je suis abimée dans le lien. Elle me parle de son grand amour. Un homme qui ne veut pas d’elle. Il est marié. Il est bien dans sa vie. Il l’a vu une fois pour un café. Mais depuis 2 ans tout tourne autour de lui. Il ne sait pas qu’il est amoureux car sa femme le parasite. Elle traine près de chez lui. Elle le suit. Elle l’observe.

Été 2014. La varicelle est passé par chez moi. J’ai passé 3 semaine difficiles. Je suis enceinte. Ce n’est pas un bébé planifié. Que faire ? Il me faut me positionner. Je ne sais pas pourquoi, je prends contact en juillet avec Kilina. De l’automutilation relationnelle ? Elle doit déménager. Je lui demande comment avance ses préparatif. A-t-elle besoin de nous. C’est quand même la famille, même si la relation n’y est plus. J’ai un vision d’un lien que je n’ai pas éprouvé moi-même. Elle me répond avec violence quand je lui dis que j’ai besoin de parler avec elle d’une chose qui m’arrive. Elle me répond que je ne suis pas une bonne personne. Elle me répond avec violence. Je ne comprends pas son point de vue, ni son référentiel. Je ne sais littéralement pas de quoi elle me parle. Je lui dis juste par sms qu’en réalité, je suis enceinte et c’était de ça que je voulais lui parler car je ne sais pas quoi faire : garder ou pas ce bébé. Elle me répond par un SMS acerbe. Cela n’a aucun sens. Je sais que je subis un conflit avec N. à ce moment-là. Je comprends qu’elle est en lien avec N. J’apprendrais plus tard qu’elle a laver la tête de N. Quelque chose m’échappe dans ce désir de violence. Depuis 3 semaine j’évite N. et je suis centré sur la santé des miens. Là, dans l’accalmie, j’apprends ma grossesse. J’ai mieux à faire que ce désire de conflit. Je me ferme au tout le monde. Je vois ma sage-femme, et je questionne mon choix. Que faire ? garder ou pas ce bébé. RDV pour une IVG. Pour avoir le choix.

16 août 2014. Je choisi de gardé ma bébé, je suis sur une plage de la mer du nord. Kilina m’accusera ce jour-là, jour de l’anniversaire de mon 3ième, celui qu’elle dit être la réincarnation de mon père… que je suis entrain de rencontré ce 16 août des gens. Moi je suis loin de son discours. Je suis trop occupé avec moi-même.

Septembre 2014. Le discours masculinise du soignant amène la parole de ses patientes abimé. Ma grossesse avance.

2015. Les langues se délient beaucoup. Sur internet, Kilina avec d’autre soutiennent le soignant. On apprend qu’il est accusé de viol par une femme en France. A ce moment-là, j’ignore toujours sa condamnation pour des fait sur mineur.  Le soignant prend toute la place mais je ne vois pas qu’en réalité, elle est là, et me charge dans le discours de choses que je ne fais pas. Je prends cela dans un coté de pénitence. Si c’est le prix a payé. Je paie.

2015- Il n’y a plus de contact avec Kilina. Mais des gens viennent me chercher à son sujet. Ils me parlent de mon viol comme étant l’histoire de Kilina. Je suis prise de nausée.

2017 – Je commence mes études.

2019 – La presse annonce que le soignant est poursuivi par sa fille pour des attouchements sexuelle. J’apprends sa condamnation en 2007. Kilina s’empare de l’affaire. Elle s’impose comme porte-parole de la parole des victimes. Nous, les victimes du soignant : nous ne sommes pas d’accord. J’ai Kilina au téléphone. Elle m’avoue qu’elle savait depuis 2007 qu’il était condamné. Qu’elle a toujours su, mais il l’a manipulé.  Nous nous parlons un peu. Je commence mon blog. Elle le suit.

2020 – le covid. Kilina s’enferme dans un discours proche des Qanun. Elle se fait porte-parole de l’inceste. Elle rentre en même temps dans un discours terriblement inquiétant. Les Qanon sont en réalité des personnes qui permettent à la pédocriminalité de perdurer. Un peu comme des gens qui disent « je ne suis pas raciste, j’ai un ami noir ». Si le sujet est bien incomparable, le mécanisme de fond se ressemble.

Dimanche 26 juin 2021. Je reçois des messages, beaucoup. Des gens choqué par les mots de Kilina. Elle fait un amalgame entre le choix de l’IVG, le parcours douloureux de l’ITG et une pratique sataniste. Elle a toujours été contre le droit de faire un choix. Elle se disait féministe. Non. Elle est enfoncée dans un discours inquiétant. Ce week-end-là, ça m’arrive dessus. Et je suis entrain d’oser presque me laisser aller à un lien profond. A croire que je peux faire confiance. Je sais que je peux lui faire confiance. Mais elle a renourris ma peur. Et si je me trompe encore ? Je sais que j’ai changé.

Elle vient pourrie du beau. Et si je pouvais aimer vraiment ? Pas juste dire je t’aime à une personne. Il ne s’agit pas de l’amour romantique. De quelque chose de fraternel. C’est une couleur dont j’ai peur. Je voyais Kilina comme une sœur. Et puis, je suis dangereuse.

Les jours se suivent, les messages s’accumule autour des propos du 26 juin. J’efface les messages. Je ne veux pas. Il n’y a qu’une amie qui a une réponse. Les autres, non.  Je ne la sauverais pas. Je ne le veux pas. Ce n’est pas mon rôle.

Je l’ai lu. Elle m’a à nouveau envahi. Je lui ai envoyé un email en lui disant que je suis souhaitez de trouver la paix dans son système de valeur. Mais elle me met dans un discours ou je suis un cloporte. Là où elle en est : il y a Satan, des reptilien, un état profond, un réseaux mondial de pédocriminel, que tout dans monde tourne autour des viols des enfants. Je pourrais me faire happer par ce genre de discours. Mais, la réalité est que cela déshumanise les violeurs d’enfant. Ils ne sont pas responsables : ils sont des walk’in (je ne sais pas ce que c’est hein), des reptiliens (a chaque fois je vois la série V, les visiteurs) et qu’elle est une galactique (je ne sais pas non plus ce que c’est). L’humain n’existe plus. Il n’y a que de camps : elle avec une vérité qui n’est qu’amour (mais en étant violente avec les gens) et les autres. Je travaille dans la santé mentale en pédopsychiatrie. Je sais ce que je vois dans son discours. C’est surement rassurant. Mais elle qui dit défendre les victimes : elle a defendu le soignant. Elle n’a changé de position quand tout le monde a su… car elle savait. Elle m’envahie. Je me suis fait happer encore. Mais en réalité, lui donné quelque chose qu’elle n’a pas pu faire : ne pas remettre son système en question et lui souhaité de la paix. C’est être dans l’amour. Parce que je l’ai aimé. Et surement que je l’aime encore. Mais nous ne pouvons plus être en lien. Elle n’a plus accès a mon fils évidement. Elle va mal. Elle est prise dans un tourbillons dont je comprends le système.

Mais cette relation m’a abimé. 14 ans. C’est long. Je m’en veux.

Depuis 2019, je ne veux plus de lien. J’ai peur. Evidemment, c’est un vœux pieu. Je me suis emporté par mon cœur. J’aime les gens. Même si j’ai peur d’avoir mal. Aujourd’hui, il y a des personnes avec qui je fais famille. Mais, j’ai peur de les entrainer dans ma spirale.

Kilina est toujours une figure emblématique. Je suis inquiète pour les enfants, les adultes qu’elle entraine dans la spiral. C’est facile de se faire emporter quand on est épuisée en tant que parent. La peur est tellement forte.

J’espère être libre et osé vivre ma part de mes relations avec juste ce qui s’y passe. Et ne plus avoir peur de ce qui se joue au-delà du « je t’aime » que je peux dire. Et me défaire de cette ombre qui me sclérose. Arrivé à la fin de ce texte, je me sens ridicule dans cette peur que Kilina continue à nourrir. Je me sens dans la profondeur de la relation avec deux personnes de ma vie. Je me sens faire famille. J’ai besoin de savoir si c’est la même direction, pour ne pas entrainer la relation aux mauvais endroit. Mais parce que je les aime. Je ne leur dis pas.

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