chapô - IronAnne(4)
IronAnne
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#InkTober – Rauque

Ce texte est écrit par une personne présentant entre autre une dyslexique et dysorthographiques. La forte charge émotionnelle de cette écriture aggrave l’expression des troubles dys* de ce fait orthographe, grammaire et syntaxe sont affectées par l’exercice testimonial ici partagé.

En octobre, il y a InkTober. Le principe est un dessin par jours dans la thématique. J’ai vu sur groupe dédié aux écrivaines, autrices en herbe tenue par la propriétaire d’une maison d’édition canadienne,  l’idée de faire un InkTober de l’écriture en version francophone. J’ai donc décidé de le faire sur mon blog à l’encre virtuel. J’en ai parlé sur mon profil personnel et mon amie, ma sœur de cœur Tayiam a choisi de le faire elle aussi son blog Mémoire Filante.

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Rauque… voilà un mot bien peu inspirant pour moi. Alors, j’ai exploré mon dictionnaire des synonyme et analogie quelque rare mont ont fait surface : éraillé, rude, âpre, enrouée, sourd, guttural, sauvage. Mon Thésaurus (un livre de chez Larousse que je traine avec moi depuis 1991 !) m’a renvoyé a la thématique du son, et plus précisément rauque y est associé a la qualification de la voix : profonde, grave, aigue, criarde, perçante, pointue, stridente, nasillarde, cassé, éraillée, sourde, voilée, rémisse, blanche. Et me voilà en train de me dire « Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir raconter franchement ? ».

Vous parlez de ces fois où je crie ? Que ma voie devient douloureuse ? Que je crie cette douleur, pour ne pas affronter la rage que m’évoque mes parents de façon trop frontal ? Alors je hurle à la cantonade…

Dans mes branches à penser, cire fais sens, sa voix si rarement rauque après m’avoir hurlé dessus. Voilà un souvenir qui me parle. Il était rare qu’il s’abime la voix malgré ses hurlements qui résonnait sur les murs de la maison. C’était rare. Il n’en avait pas besoin. Il savait me terroriser d’un regard.

Dans mes études, nous apprenons à travailler avec la voix. Elle peut raisonner en nous, aller à la rencontre de notre ossature, nous faire sentir consistante. Ce son des vibrations au sens le plus physique du terme. Elle nous rappel à nous. Jamais il ne m’a touché avec ses cris. Jamais ils ne m’ont fait sentir vivante. Sa voix me dépossédé de mon essence, de ce qui faisait que j’existe.

Seule, je chante. Je chante, je crie, je hurle sur du Goldman. C’est mon axe. Et je vibre au-dedans. Cela m’abime parfois la voix.

Alors voilà, aujourd’hui, je comprends que crier sur quelqu’un, malgré que cela fasse vibrer l’aie, une inconsistance peu naitre. Et à contrario, le son peut ressourcer, reconstituer… et nous aider à retrouver l’entrer vers ce qui est dense en nous, ce qui tiens : notre ossature.

Alors parfois, je chante…

Et puis, en vrai, j’ai passé mon enfance à crier l’horreur en silence puisque personne ne voulait m’entendre, jusqu’à la perdre.

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