chapô - IronAnne
IronAnne
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La fugue

Ce texte est écrit par une personne présentant entre autre une dyslexique et dysorthographiques. La forte charge émotionnelle de cette écriture aggrave l’expression des troubles dys* de ce fait orthographe, grammaire et syntaxe sont affectées par l’exercice testimonial ici partagé.

Je ne sais plus l’âge que j’avais mais j’étais encore en primaire et je vivais à Brazey-en-Plaine. Je crois que c’était entre la primaire et le collège.  C’était un été. Mes parents m’avaient fait fréquenter une colonie de vacances organisé par le centre de loisir de la ville de Chenôve. C’était la deuxième année que je le fréquentais. J’avais toujours peur des chevaux à la suite de la morsure d’un cheval à la colonie de vacances du Gai Manoir plus jeune. Mais, il y avait une chouette jument couleur isabelle très douce avec moi. A un moment, qui reste flou, dans l’été, nous avions ramené les chevaux à leur près pour l’hiver. Il avait fait fini leur travail.

Mes parents allez chez des amis dans la région où le près des chevaux étaient. Je ne sais plus pourquoi, mais j’ai passé un week-end chez ses amis. Je m’entendais bien avec leur fille. Il avait une maison assez « luxueuse ». Je suppose que c’était clef de voute de l’amitié entre mes parents et eux, pour mes parents.

Nous avons décidé, leur fille et moi, mais il parait que c’était surtout moi, de faire une fugue. La réalité est qu’elle avait lancé l’idée et qu’elle avait, elle aussi quelque chose à fuir mais je ne sais pas quoi. Nous ne voulions pas retourner à l’école. Notre premier choix fut le lavoir de leur village. Nous avions mis dans des petits sacs à dos ce qui nous semblait essentiel. Très vite, nous nous sommes rendu compte que c’était un mauvais plan. Et j’ai repensé aux chevaux. Je lui avais garanti que si nous allions là-bas, je saurais retrouver le champ. Nous sommes retournées chez elle, nous avons chapardé de quoi manger et hop. Nous étions sur la route.

Nous avons trouvé le champ.

Je crois que la nuit arrivante, nous avions eu peur. Je ne sais plus comment mais nous sommes retournées à la maison des amies de mes parents. Nous avons dit à la police qu’un monsieur nous avait enlevé. C’était un mensonge. Nous avons finalement dit la vérité… enfin presque. Elle a dit que c’était ma faute et que j’avais tout fait, que je l’avais forcé.

Nous n’avons plus jamais revu ses personnes. La police n’a jamais cherché ce qui s’est passé, à ma connaissance.

J’ai fait une fugue et on peut mettre cette fugue dans la pile de tentatives qui n’ont rien donné.   

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