IronAnne - chapô
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La mémoire, le corps, l’inconscient : 7 ans

Ce texte est écrit par une personne présentant entre autre une dyslexique et dysorthographiques. La forte charge émotionnelle de cette écriture aggrave l’expression des troubles dys* de ce fait orthographe, grammaire et syntaxe sont affectées par l’exercice testimonial ici partagé.

Je me retrouve toujours autant fasciné par ma mémoire surtout dans sa dimension inconsciente.

Mercredi, sans prévenir une ombre est venue frapper à ma porte. J’ai passé un coup de balais, épousseté la poussière sur ses ressenti. De toute façon, c’était vaporeux, inconsistant et donc je me suis dit qu’en un souffle, cela partirait. Et puis, je vais bien. C’est rassurant d’ailleurs quand j’ai des visites émotionnelles difficiles. J’arrive à traverser les braises et les feux ardents. Et franchement, ce jour-là, je ne voyais même pas la nature de l’ombre-visiteuse. C’était là sans sens.

La nuit de mercredi à jeudi fut terrible. Les cauchemars s’enchaînant comme une rediffusion de course d’un tournois d’athlétisme. L’un m’épuisant plus que le précédents, sans reprise de souffle, aucun calme entre les tempêtes. Elles étaient toutes différentes, singulières, terrifiantes et le repris n’étais pas au programme.  Quand je me réveille jeudi avec ma journée à traverser : psy, trajet jusqu’à Bruxelles, et puis travailler, je sais faire avec des journées difficiles. J’ai déjà affronté bien pire, bien plus. C’est bon. Je dépose à un proche qu’il est concerné par un de mes cauchemars, a une autre aussi. Le sens de ces peurs, je les connaissais déjà. C’étais surtout insensé vu la situation relationnelle actuelle avec ces personnes. Je ne dis pas que je flotte sur des nuages rose bonbon relationnelle mais ça va, même quand c’est compliqué.  

La nuit de jeudi à vendredi, encore une nuit difficile.  Vendredi est une journée agréable, même si je négocie avec cet ensemble de choses, je profite de mon vendredi. J’ai un rendez-vous agréable de prévu. Mais j’ai quand même rêvé du soignant. Et je ne comprends pas du tout pourquoi ! La nuit de vendredi à samedi : encore difficile. Mais j’ai des choses à faire, cela va en arrière-fond. Je rentre chez moi et comme je le fais de temps en temps, je vais dans les « souvenirs » que Facebook propose sur mon ancien compte. Et là, la claque. Il y a 7 ans, j’allais voir un film avec une amie, dans un contexte très souffrant. Cela faisait 7 ans et 4 jours précisément que ce quelque chose qui allait être bien pire c’était mis en route.

Ah oui, mon corps et ses crispassions sans sens, ces nuits sans calmes, oui… il y a 7 ans ce soignant avait commencé ses attaques en règles, sa guerre, ses armes de destructions massives s’étaient déployées. Et je venais de prendre mon premier missile.

C’est amusant car cela fait depuis mercredi que cette chanson prend de la place dans ma tête. Ça a du sens, enfin.

« T'es pas un homme, non
T'es pas un homme
T'as eu d'la chance que je sois forte
Y en a que ça aurait pu briser
T'es pas un homme
T'es pas un homme, non
T'es pas un homme
Y a des limites à pas franchir
Mais t'as déjà tout dépassé
C'est triste de devoir l'écrire
Mais je pouvais pas t'effacer
Toi l'enfoiré, le salaud
Toi le frotteur du métro
T'es pas un homme
T'es pas un homme
T'es pas un homme, non
T'es pas un homme
T'as eu d'la chance que je sois forte
Y en a que ça aurait pu briser
T'es pas un homme
T'es pas un homme, non
T'es pas un homme
Y a des limites à pas franchir
Mais t'as déjà tout dépassé
C'est triste de devoir l'écrire
Mais je pouvais pas t'effacer
Toi l'enfoiré, le salaud »

Alors ?

« A toi, le soignant : t’est pas un homme. Toi qui as voulu me briser dans ta mains comme une petite chose fragile. J’ai tenu. Toi, oui toi, t’a franchi les limites. Je te sais à terre par tes propres actes criminel et la justice fait son œuvre avec lenteur. Il faut attendre, l’univers rend toujours l’équilibre. J’aurais pu t’attaquer, aller au frontal. J’ai écouté trop de tes patientes abimées par toi.  Mais j’ai préféré soigner mes blessures, prendre soin de moi, survivre à ta haine, à ton entreprise de destructions massive. J’ai tenu. Moi, j’ai un diplôme et toi un interdit d’exercer. » (il lit, il croit que je ne le sais pas)

Ma mémoire sait à la fois ranger sous le tapis le temps qu’il faut l’horreur et elle reste une chirurgienne des détails. Ici rien n’est allé sous le tapis. Il y a 7 ans et quelque jours, l’emprise s’était effondrée. Je sortais de celle-ci. Je m’en libérais. Je m’émancipais. Cette petite part de moi que je ne cède à personne a repris de la place. Plus elle grandissait, plus l’emprise se défaisait. Ce n’est pas un travail rapide, ça m’a pris des années. Je dormais avec la peur qu’il entre nouveau sans frapper dans ma maison.

Cela faisait déjà quelques années que j’étais sous l’emprise d’un soignant. Le genre de personne qui entré chez moi sans sonner, qui s’imposait. Encore aujourd’hui, a cause de lui, rare sont celle et ceux qui peuvent entrer dans ma maison. Il était le genre de personne qui me rabaissait, me remettais la tête sous l’eau souvent en me laissant respirer un peu pour que je ne me noie pas mais qui laissait à sa merci.

Et j’ai fini par déconstruire son pouvoir, remettre à la juste place ces actes. Sauf qu’on ne s’émancipe pas comme ça d’un type pareil. Il y a un prix à payer. Je ne le savais pas mais si je l’avais su, j’aurais payé quand même. Le prix de son besoin de dominer.

Il y a 7 ans, il a commencé à dire à des gens de mon entourage que j’étais maltraitante avec mes enfants à l’une.  Il a même sous-entendu à une autre que je les agressais sexuellement. Moi. Je me suis brisée de tout ça. Alors, bien qu’en morceau, une amie m’a fait aller voir un film y a 7 ans. C’était un documentaire sur La ferme avec Ina May Gaskin. Ce jour-là, mon amie M m’a mis la main sur le bras, mon entourée de son amour et sa bienveillance. J’étais plus forte, plus résistante. Le soignant savait que j’avais été violé par mon père et lancer une salle rumeur de reproduction n’était qu’une diversion. Il était occupé à commettre des agressions sur un membre de sa famille. Il a été condamné en 1er instance pour cela.

Revenons sur l’emprise :

Quand on est une mère fatiguée, quand on manque de sommeil, il existe un terrain glissant sur lequel des ordures déposent leurs miasmes psychiques et laissent la contamination se faire. Ici, je ne vais évoquer qu’un soignant. Il a tenté de m’enfermer dans un bulle où il devenait le seul maitre à penser, le chef d’orchestre de mes idées. Il a commencé en douceur. J’avais eu un 1er enfant né par césarienne. Je voulais vivre une naissance normal, sans opération. Mais cela semblait difficile, compromis. Mais lui, il allait me sauver de cette voie sans issue. Il ne s’est pas posé en pourfendeur de la fatalité, sinon j’aurais fui. C’était bien fait, délicat. Puis, il a commencé à m’orienter vers l’instruction en famille selon ses critères. Mais dans ce choix, je restais encore rebelle. Je n’adhérais pas à sa vision et je faisais ma popote. Puis, il a commencé un travail sur mon histoire, celle de l’enfant qui a eu des accidents pour donner suite à la vaccination. Il m’a fait devenir anti-vax (je ne le suis plus). Et là, j’ai commencé à bien me perdre en partie. J’ai commencé à ne plus pouvoir pensé par moi-même. J’avais réduit mes fréquentations. J’avais réduit mon monde. J’ai subi un lavage de cerveau en règles. Il le faisait avec un mécanisme d’attention/rejet, toujours dans une tension. Je n’existais plus. J’avais toujours cette part de moi qui était là. Mais, elle était devenue toute, toute, toute petite. On ne voit pas qu’on s’est perdu soi-même. C’est parce qu’il y avait cette toute petite flamme en moi que le feu de la pensé autonome à repris. J’ai commencé à m’investir dans les disssution entre féministe. J’ai rencontré des femmes merveilleuse, extraordinaire. Elles m’ont aidé… elles ne m’ont pas proposé de pensée comme elles, mais de penser par moi-même a nouveau. De reprendre le pouvoir sur ma vie.

J’ai repris ma place en moi-même. Plus je me retrouvais, plus lui, le soignant me cassait. Il faisait tout pour que je reprenne la place qu’il voulait que j’aie.

Et il y a 7 ans et 4 jrs, il a lancé sa première bombe psychologique par une personne qu’il a manipulé en profondeur. Aujourd’hui, nous avons pu parler avec elle et constater l’ampleur des mensonges. Quelques jours plus tard, dans le secret de ma matrice, ma fille se lovais en moi. La grossesse fut psychologiquement difficile mais M a été une sage-femme hors du commun.

Ce qu’il a entamé a duré activement 1 an, puis par petite touche jusqu’en 2017. Je me souviens encore de ce mois de septembre où l’ont m’a demandé si j’étais prête à témoigner sur ce que j’avais subit, comment mon fils a failli mourir. Comment j’ai subi. Quelques mois plus tard, j’apprenais que c’était un pédocriminel. 2 ans plus tard, en 2020, j’apprenais que des gens que je connaissais, qui connaissait mon histoire et qui m’ont poussé à finir dans ses griffe savait pour sa condamnation pour des faits d’agression sexuel.

Mais l’important, c’est que j’ai failli en mourir, mon fils aussi. Mais que j’ai tenu, franchis l’enfer, brulais, témoigné, affronté, était au tribunal lors de sa 2ième condamnation pour des fait d’agression sexuel sur mineur. Quelques mois plus tard, ceux pourquoi j’avais été amené a témoigné aux près de la police devenait public. Encore aujourd’hui des gens reste fasciné par lui. Il y a 7 ans, quand je dénoncé sa nature, on me traité de folle. Aujourd’hui, c’est connu, par voie de presse, qu’il est dangereux

Il y a eu des conséquences.  Depuis 7 ans, j’ai beaucoup de mal à m’ouvrir à d’autre relation. Suis-je prête à prendre le risque ? à exposer mon être a la potentialité d’une nouvelle emprise ? Je sais ma fragilité la dessus. Avidement, quand on se dit never again, hein… on se fait bien avoir. Mais je suis devenu très prudente… il a fallu des années pour laisser ces gens entré dans ma vie. Les personnes qui sont autour de moi, me voit parfois mettre des paliers au déploiement relationnelle. C’est parce que j’ai terriblement peur de me perdre dans la relation, d’y mourir, d’y perdre celle que je suis. Bien sur, je suis beaucoup plus solide, forte, et guéri. Mais je sais que je peux perdre mon chemin.

J’ai fait des cauchemars qui raconte ça. J’ai peur. Peur de demander trop à l’autre, de devenir celle qui met sous emprise. Peur de ce que je fais hors de ma zone de sécurité, suis-je entrain de laisser à l’autre du pouvoir ? J’ai peur. Mais je suis toujours debout. Et je sais que je peux traverser cette peur.Elle ne prend pas toute la place mais elle a besoin de sa place.

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