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IronAnne
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La psychose ne te déshumanise pas papa

 Ce texte est écrit par une personne présentant entre autre une dyslexique et dysorthographiques. La forte charge émotionnelle de cette écriture aggrave l’expression des troubles dys* de ce fait orthographe, grammaire et syntaxe sont affectées par l’exercice testimonial ici partagé.

Il est volontaire de ne pas faire corriger les textes. Les troubles dys sont des handicaps. Et oui, parfois … c’est difficiles à lire. Mais cela n’invalide pas le propos. Merci de (re)lire la notice dys*.

Mon père souffrait d’un diabète de type de 2. Il était insulino-dépendant et il avait un tas de troubles associé sans tous les détaillés. On retrouvait entre autres une neuropathie qui faisait que ses pieds était impossible à toucher sans provoquer de grande douleurs. Lui, il pouvait les toucher. Il avait une liste de troubles associé assez importante : problème de rein, de tension, de foi, de vue. Mais du côté mental, il n’existe aucun diagnostic. Cela n’a simplement jamais été questionné par ses soignants. Mais cela n’empêche pas une réalité : mon père avait une structure de personnalité déployé du côté de la psychose. Et il avait des soucis de santé mental très important.

Avec le recul, je sais que son réel n’était pas partagé avec celui de la majorité des gens. Le réel que nous partageons n’était pas le sien. Il serait facile de penser que sa paranoïa était une juste réponse au fait qu’il pense que je pourrai le dénoncer. Mais pour cela il aurait fallu qu’il considère l’anormalité de ses comportements de viols et maltraitance en tout jours. Il y avait une toute puissance terriblement chez lui. Il se pensais invincible. Et, il est vrai que chacune de mes tentatives de révélé l’horreur ont rencontré un échec cuisant. Et cela ne faisait que renforcé sa perception d’une réalité particulière.

La capacité de mon père à envahir l’autre dans ses pensées était très important. La pensée devenant impossible, l’enfant que j’étais ne pouvais même pas se dire « ce que je vis est anormal ». Non car j’étais parasité par la construction de mon père sur cette dimension : son réel s’imposait comme une vérité absolu, sans nuance et unilatéral

Mon père avec sa psychose m’a fait le mettre du coté de la deshumanisation dans mon processus de réparation. Il avait un comportement de monstre. Je l’avais mis dans le prisme du montre. C’était une phase nécessaire. Je devais le mettre là pour rencontrer que la psychose ne lui retirait en rien sa nature humain. C’était mon décentrage nécessaire pour panser mes blessures. La psychose est certes une maladie mental. Mais est-ce que ça retire la gravité du vécu ? L’échec du système de protection des mineurs ?

Mon père à croisé assez de professionnels expérimentés. Il y avait des signes important. Il présentait tous les symptômes. Et malgré tout… Il est passé sous les radars. Les maladies mentale sont encore trop négligé. La négligences en question impact leurs enfants.

Ce qui était difficile c’est son réel contaminant. Mon père était persuadé que je l’obligeais à me violer. C’était sa réalité mais pas ce que je vivais. Il me transférait quelque chose. Et je me trouvais à traiter l’intraitable. Je n’avais rien mis de tel en jeu. Comment ne pas devenir folle dans la folie d’un parent ? Je me sens chanceuse de m’en être aussi bien sortie qu’aujourd’hui.

La psychose se traduit par des épisodes en général chez de nombreux patient. Mon père y était en permanence. À la fin de sa vie, il ne sortait plus de la maison. Il accumulait beaucoup de chose. Il passait son temps à parler seul dans des délires complexe. Il avait des propos difficile à traiter.

Sa maladie mental ne l’excuse pas. Ce n’est pas mon rôle de trouver que sa maladie mental le rend irresponsable. Je suis celle qui là subit. Et il savait que violé un enfant était inacceptable. Il était sincère face à la gravité des crimes commis par Dutroux. Je me souviens d’avoir entendu mon père au moment de la marche blanche que je n’ai pas pu voir, rencontré la gravité du subit. Et en même temps, il me disait que ce que nous vivions ici n’était pas pareil. Car j’en été la responsable. Je l’obligeais à… Non. Mon père avait une conception clair du bien et du mal. Je l’ai déshumanisé pour décoller sa psychose, l’envahissement qu’elle induit, le collage, le parasitage subit. Mais je la lui remets en ne lui retirant aucune responsabilité.

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