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IronAnne
IronAnne

L’armure de gras

Ce texte est écrit par une personne présentant entre autre une dyslexique et dysorthographiques. La forte charge émotionnelle de cette écriture aggrave l’expression des troubles dys* de ce fait orthographe, grammaire et syntaxe sont affectées par l’exercice testimonial ici partagé.

La tête, le corps ont leurs croyances. Je suis obèse.

Je suis de celle à qui on s’autorise de dire que je dois manger moins, que je dois faire du sport. Je dois en faire des choses. Je suis aussi renvoyée à de l’inconscience dans le fait de prendre soin de moi. Je ne vous raconte même pas la violence des regards si je mange un paquet de chips, bois un coca, mange un bonbon.

L’obésité est donc visiblement la porte ouverte pour certains à m’imposer leur avis sur mon corps, ma santé. Vous avez peut-être entendu parler de la grossophobie. J’en prends souvent en pleine tête. Je me souviens aussi de cette délicieuse gynécologue qui m’avait dit qu’on ne voyait rien à l’échographie en appuyant violemment sur mon ventre. Évidement elle m’a fait mal.

Quand tu es obèse tu rencontres plus de gens qui osent te donner des conseils que de gens que ce qui savent que leur place n’est pas dans le conseil sur ta santé.

Mon corps, mes droits, mes choix, mes libertés et mon histoire.

Je ne suis pas grosse parce que je mange 12 tonnes de chocolat, chips, bonbons, viande etc. Je mange occasionnellement des aliments non-recommandé (surtout quand j’ai cours). Mais majoritairement, je mange trop peu.

Alors que dit ce gras ? d’où vient-il ?

Il dit que mon corps, mes émotions ont l’illusion de croire que si je suis grosse, je serais moins violée. Il y a l’écran de fumée des croyances, des recherches de solutions bancales à défaut de solution efficaces. Mais dans cette quête de protection, si inadéquat que soit mon gras, il y a le besoin de sécurité avant tout.

Je ne maigris que très peu. Dès que ça va trop bas sur ma balance, c’est terriblement anxiogène. Je ne peux pas me trouver belle, sinon les prédateurs violeur sortirons de leur tanière et tenterons de me refaire du mal.

Ce n’est pas une peur qui sort de nulle part. Il y a eu mon père, l’ado, l’ex et puis une tentative de viol dans un parc sauvé par un groupe d’étudiante qui voulais que je porte plainte. Ayant séché les cours, je n’ai pas voulu. Et comment leur dire que je ne trouvais pas ça anormal ?

Le gras a un but, même si la solution est de guingois, elle compte.

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