Galeiliante
Galeiliante

Le silence est mon pire symptôme

Sclérosant, asphyxiant, il a pris le dessus, ce silence, ce tic-tac mutin d’un cœur qui ne fait que battre au minimum vital. Survivre ? Traverser cette tempête, encore, toujours la même. Tourner en rond dans un bocal de l’absurde. J’ai envie d’hurler « quand est-ce qu’on s’en sort ? ». Mais, il y a l’ombre, les ténèbres qui portent cette angoisse qui me dit que jamais on ne s’en sort vraiment.  Être dévoré par la rage, par la peur, le brouillard acide, le fantôme qui ne me quitte pas. La rage contre les gens volontairement aveugle pourquoi ne part-elle pas ? La rage, puissante contre celle qui m’a bouffé, volé, spolier et qui frime sur les ondes, indigeste.

J’étouffe de l’intérieur. J’avance, de séance de thérapie en séance de thérapie. Et pourtant, j’ai le sentiment de tournée en rond. Serais-je un animal dans vase exposé au bon vouloir de celui me déchiquette d’un regard car il voit la faille ?

Je m’accroche. Et puis quelqu’un me balance, comme ça « Enfin, tu ne travailles pas ». Oui, c’est vrai, je suis étudiante, mère de 4 enfants, je fais beaucoup d’heure de stage, je suis bénévole dans une association, mais je ne « travaille pas ». Et j’ai envie de sortir la pelle de colère qui s’est caché dans mon dos.

Comment faire comprendre au monde que je n’aurais jamais dû survivre à mon existence ? Comment faire comprendre aux gens que l’incroyable est la vérité toute nu d’un passé trop étouffant, trop sale, trop violent.

J’aurais dû mourir. Je le sais. C’était trop. Chaque coup, chaque bite qui m’a déchirée devant, derrière. Chaque fois que j’ai eu mal à la bouche. J’aurais dû mourir. J’ai voulu mourir à chaque fois, pour que cela cesse. Je ne sais pas si les gens imaginent « oh combien » j’ai voulu crever. A défaut de vivre, de survivre, d’être en suspension entre le battement d’un cœur et son absence. J’ai tellement voulu mourir pour qu’il aille en taule, qu’ils pourrissent au fond d’une geôle. Mais je n’ai même pas réussi ça. C’est ça la souffrance de mon enfance. Ne pas être morte pour qu’il soit condamné.

Je me regardais dans le miroir et je me trouvais lâche. Une lâcheté sans nom de ne pas avoir le courage de laisser le sang couler sur le sol. Je me trouvais si petite, minable, décharnée, désincarnée. Je voyais des larmes de dégout me bruler sur mes jouent rouge de honte.  J’avais tellement perdu la vie que me suicider en devenait impossible. En vrai, j’ai tellement peur de mourir. Je vivais le paradoxe du désir de mourir et d’en avoir peur.

Et puis les gens qui ne croit pas ton histoire. Et puis les gens qui croient mais qui trouve sa formidable d’avoir survécu.

Pourtant parfois, je regarde encore mon miroir. Et j’ai toujours les cicatrices invisibles de ces brulures de l’âme. Et je ne me dis que je suis bien lâche d’être en vie que j’aurais pu, par ma mort faire que la justice soit rendue. Car cette absence de justice me brûle.

La mort-vivance a toujours était ma norme. J’ai toujours le sentiment d’entre deux.

Alors, j’ai repris le silence comme une cape. Une cape pour tenir. Je me lève chaque jour, c’est bien plus dur que d’avoir un travail. Je suis vivante chaque jour. Et c’est bien plus dur que tout e qui remplis mes semaines. Il m’est facile de travailler. Il m’est difficile de vivre.

Sclérosant, asphyxiant, il a pris le dessus, ce silence, ce tic-tac mutin d’un cœur qui ne fait que battre au minimum vital. Survivre ? Traverser cette tempête, encore, toujours la même. Tourner en rond dans un bocal de l’absurde. J’ai envie d’hurler « quand est-ce qu’on s’en sort ? ». Mais, il y a l’ombre, les ténèbres qui portent cette angoisse qui me dit que jamais on ne s’en sort vraiment.  Être dévoré par la rage, par la peur, le brouillard acide, le fantôme qui ne me quitte pas. La rage contre les gens volontairement aveugle pourquoi ne part-elle pas ? La rage, puissante contre celle qui m’a bouffé, volé, spolier et qui frime sur les ondes, indigeste.

J’étouffe de l’intérieur. J’avance, de séance de thérapie en séance de thérapie. Et pourtant, j’ai le sentiment de tournée en rond. Serais-je un animal dans vase exposé au bon vouloir de celui me déchiquette d’un regard car il voit la faille ?

Je m’accroche. Et puis quelqu’un me balance, comme ça « Enfin, tu ne travailles pas ». Oui, c’est vrai, je suis étudiante, mère de 4 enfants, je fais beaucoup d’heure de stage, je suis bénévole dans une association, mais je ne « travaille pas ». Et j’ai envie de sortir la pelle de colère qui s’est caché dans mon dos.

Comment faire comprendre au monde que je n’aurais jamais dû survivre à mon existence ? Comment faire comprendre aux gens que l’incroyable est la vérité toute nu d’un passé trop étouffant, trop sale, trop violent.

J’aurais dû mourir. Je le sais. C’était trop. Chaque coup, chaque bite qui m’a déchirée devant, derrière. Chaque fois que j’ai eu mal à la bouche. J’aurais dû mourir. J’ai voulu mourir à chaque fois, pour que cela cesse. Je ne sais pas si les gens imaginent « oh combien » j’ai voulu crever. A défaut de vivre, de survivre, d’être en suspension entre le battement d’un cœur et son absence. J’ai tellement voulu mourir pour qu’il aille en taule, qu’ils pourrissent au fond d’une geôle. Mais je n’ai même pas réussi ça. C’est ça la souffrance de mon enfance. Ne pas être morte pour qu’il soit condamné.

Je me regardais dans le miroir et je me trouvais lâche. Une lâcheté sans nom de ne pas avoir le courage de laisser le sang couler sur le sol. Je me trouvais si petite, minable, décharnée, désincarnée. Je voyais des larmes de dégout me bruler sur mes jouent rouge de honte.  J’avais tellement perdu la vie que me suicider en devenait impossible. En vrai, j’ai tellement peur de mourir. Je vivais le paradoxe du désir de mourir et d’en avoir peur.

Et puis les gens qui ne croit pas ton histoire. Et puis les gens qui croient mais qui trouve sa formidable d’avoir survécu.

Pourtant parfois, je regarde encore mon miroir. Et j’ai toujours les cicatrices invisibles de ces brulures de l’âme. Et je ne me dis que je suis bien lâche d’être en vie que j’aurais pu, par ma mort faire que la justice soit rendue. Car cette absence de justice me brûle.

La mort-vivance a toujours était ma norme. J’ai toujours le sentiment d’entre deux.

Alors, j’ai repris le silence comme une cape. Une cape pour tenir. Je me lève chaque jour, c’est bien plus dur que d’avoir un travail. Je suis vivante chaque jour. Et c’est bien plus dur que tout e qui remplis mes semaines. Il m’est facile de travailler. Il m’est difficile de vivre.

Et, ne croyait pas que je souhaite me suicider. Non. Juste que c’est épuisant de survivre à cette merde. Il faut une énergie sans fin pour qu’il ne gagne pas.

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