chapô - IronAnne
IronAnne
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Le silence qui fait s’absenter des autres

Ce texte est écrit par une personne présentant entre autre une dyslexique et dysorthographiques. La forte charge émotionnelle de cette écriture aggrave l’expression des troubles dys* de ce fait orthographe, grammaire et syntaxe sont affectées par l’exercice testimonial ici partagé.

Le silence est une espace qui s’est installé en profondeur en moi. Il a toujours été là. Il prend une place qui me rend folle tant dans mon besoin d’y plonger et dans l’angoisse de le vivre dans la relation à l’autre. Il a été le pilier de mon enfance, de mon éducation. Yves-Hiram Haesevoetsle en parle avec justesse du silence. Il porte en ses mots ce qui est tout à fait la cause de mon angoisse autour du l’absence de discours : « Le silence est aussi un anti-discours ; dans les situations d’abus sexuels, il est l’antidote de la vérité. Plus la relation abusive est incestueuse, en termes de dynamique de proximité générationnelle et de degré de parenté, plus le silence et ses règles s’installent comme mode de communication intrafamiliale. Le silence est le complice de la relation abusive. Plus celle-ci dure, plus le silence la renforce. Plus l’enfant se tait ou résiste en silence, plus son abuseur est convaincu qu’il a choisi la bonne stratégie. ». Quand il y a du silence dans les échanges, dans les relations, je panique. J’ai peur de lui car il est pour moi l’entose de tout. Il vient gangrener le peu de sécurité que je crois avoir.

Le silence est aussi là où je me perds quand je m’absente. Je m’absente des autres. C’est un espace pas dont j’ai besoin, mais que je subis.  

Je m’absente souvent des relations. Je les vis comme brisés milles et une fois parce que j’ai grandi dans un monde familiale où rien ne dure, ou l’intranquillité est ce qui domine ce que le silence amène. Toujours être en alerte, à l’écoute du silence qui se brise quand le danger qui arrive. Mes parents n’ont jamais fait durer les relations amicale. Je ne sais pas ce que sont les choses qui dure au-delà de ce qui fait mal.

Je m’absente alors parce que j’ai terriblement peur d’avoir mal. Et cette absentéisme me fait du mal. Il y a une impossibilité de trouver une solution. Je n’ai jamais demandé a personne de venir me chercher là-bas. Y-suis-je accessible.

Ce lieu d’absence, c’est un de ces refuges qui se crée dans les trouble dissociatif. J’y ai construit un appartement, un duplexe en haut d’un building qui donne vue sur la nature a 360°. La magie d’un lieu qu’on se construit, c’est qu’il n’a pas besoin d’être réaliste. Je n’ai jamais invité personne là, jamais. Et si la personne qui j’y invitais me faisait mal ?

Je m’absente car j’ai mal aux autres. Je ne comprends pas vraiment comment ça fonctionne. Et puis, la solitude…. N’est ce pas tout ce qui construit ma relation à l’autre ? J’aimerais faire autrement.

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