chapô - IronAnne
IronAnne
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Sa main sur ma peau, ce qu’elle empêche encore

Ce texte est écrit par une personne présentant entre autre une dyslexique et dysorthographiques. La forte charge émotionnelle de cette écriture aggrave l’expression des troubles dys* de ce fait orthographe, grammaire et syntaxe sont affectées par l’exercice testimonial ici partagé.

Le temps passe, les années m’éloignent de lui, de mon père. Et pourtant la sensation de sa mains sur ma peau reste. Il y a toujours une mémoire intacte sur le contact si particulier son épiderme ni doux, ni rugueux dans un entre deux, sec et brulant. Il avait les mains chaudes quand il s’engageait dans un toucher avec moi. Un feux qui me brulait de cette dépravation qui lui appartenait. Je crois que même si elles avaient été glaciales ses paluches dégoulinante de salacité, j’aurais été calcinée par les brasiers ardant de l’enfer avec toute la finalité de ses gestes. Je me souviens de ses mains qui m’ont toujours semblée énormes, celle d’un géant qui d’une mains vous prend, vous attrape et qui fait de vous un tout petit rien au creux de ses paumes. Ses caressasses étaient toujours teinté de sa concupiscence.

22 ans après notre dernier contact, je ressens encore ma colonne vertébrale qui se dresse de l’intérieur, prise par la terreur quand il vient me rendre visite dans les gestes des autres, dans une effluve, dans une note de musique. La sensation du frissons cendré de hantise sur le point de se bosseler ma peau est toujours là. Il y a aussi mon corps qui garde cette expression de danger cachée sous ma peau, personne ne doit savoir, personne ne peut savoir que j’ai encore peur. Je me souviens avec la fraicheur de la rosée que s’il la sent cette alerte de mon enveloppe, ses mains vont m’empoigner avec voracité mes épaules, ses doigts vont mordent ma peau. Je serais alors prise d’une douleur du a la pression qu’il exercera sur mon ossature. Il me faudra la cacher sous un sourire crispé et payer le lendemain d’hématomes sombres le moindre de mes tressaillements. Alors, mon corps sait conserver en lui ce secret du dégout, de la panique, de l’impulsion de la fuite. C’est toujours là, tapis dans l’ombre.

Quand il venait par derrière, il posait ses deux mains sur mes épaules. En se penchant sur mon corps, nous rapprochant et rendant inévitable cette adhérence qu’il désir, d’un mouvent de sa tête, il faisait se pencher la mienne sur la gauche. Je sentais alors ses lèvres se déposer sur mon cou. Il entré ainsi en contact avec ma peau palpitante, ma respiration sous contrôle, ma pulsation artériel jouant l’illusion d’un calme olympien, d’un plaisir qui n’est pas là. Je devenais chef d’orchestre de la mascarade interne. Je luttais contre mes yeux qui ne cherchaient qu’à se fermer pour s’extraire de l’instant. Ne rien laisser passer de la salissure qui contamine tout mon être. Je rappelais à moi la sensation du gel douche sur la membrane invisible de mon être pour m’imaginé assaini toute sa lubricité.

Je crève d’envie d’être prise dans des bras sans nuances érotiques du côté du masculin. Mais rien dans mon corps ne dit oui. Je rêve de découvrir la joliesse du contact. Mais j’ai peur des obténébrations que ces traces viendraient mettre sur le beau des mise à jour tactile. Mon métier est pourtant de ceux qui viennent les réactualiser chez les bénéficiaires les empreintes sensorimotrice. J’ai tellement peur d’en être incapable pour moi-même, alors je suis fermé et bouillonnant d’envie. Mais l’ambivalence n’est en rien rassurante pour l’autre. Je cultive le souvenir de ces quelques contact qui ont rencontré ce besoin. Je m’en souviens à chaque fois, comme des trésors.

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