IronAnne - chapô
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Ma mère réécrivait toujours l’histoire

Ce texte est écrit par une personne présentant entre autre une dyslexique et dysorthographiques. La forte charge émotionnelle de cette écriture aggrave l’expression des troubles dys* de ce fait orthographe, grammaire et syntaxe sont affectées par l’exercice testimonial ici partagé.

La vérité n’existe pas. Il y a toujours des points de vue, des visions qui partent de là ou nous sommes. J’ai toujours considéré que la vérité était une forme de quête utopique. Mais le mensonge, travestir les faits, croire à ses mensonges, le faire volontairement : cela existe. J’ai une tendance à mettre l’honnêteté et le mensonge en opposition.

Je craignais mon père. Une part de moi avait envie de le défier mais une autre savait que j’allais mourir. Ma mère, c’étais une autre histoire. Nous sommes entrées très tôt en conflit. De grandes explosion quand j’étais seule avec elle. Très jeune, j’y suis aller de façon brut. Je l’insultais. Je n’en éprouve aucune honte. Elle savait l’enfer et ne faisait rien pour me protéger. Je lui en voulais terriblement. Quand j’allais frontalement sur elle, mes reproches était qu’elle ne me protégeait pas. Elle finissait par me traiter de pute, et moi par jeter un objet au sol de rage, de souffrance. Mais ces explosions avaient un prix : celui de ses mensonges.

J’ai toujours souffert de cette situation. C’est ce qui me marque le plus. J’hurlais ma souffrance. Je me souviens de ce jour dans la cuisine à Brazey-en-Plaine. Je ne sais plus ce qu’il se passait, rien de transcendant. Nous étions à table. J’ai eu un mot qui ne lui a plu. Cela n’a toujours aucun sens. Je disais qu’il manquait de sel pour moi dans un pat et je souhaitais qu’elle me passe le sel. Elle s’est enragée sur moi. Elle a commencé a crié « espèce de petite pute, tu vas te comporter correctement ». J’ai dit « stop », une fois, deux fois, trois fois, quatre fois…. Et puis j’ai hurlé « ta gueule pouffiasse, la ferme, la ferme, la ferme ». J’ai jeté le pot de sel au sol et je suis aller dans ma chambre.

Je ne suis pas sortie de ma tanière avant le repas de du soir et le retour de mon père. Je savais que j’allais payer le prix de ses actes. Je savais qu’elle allait récrire l’histoire. Si mon père avait la vérité, elle prendrait cher elle. Mais s’il avait sa version à elle. Ça changerait tout. Sauf qu’il ne me demandé jamais ma version. Il prenait comme vérité d’évangile ses propos. Ce jour-là, j’aurais donc dit « poufiasse passe moi le sel, ton repas c’est de la merde ».  J’ai vu ma mère lui raconté sa version. Elle me regardait en souriant comme quand on gagne. Elle prenait du plaisir dans tout ça.

Je finissais toujours dans la merde quand elle faisait ça.

Je me souviens, nous étions à table. Il m’a dit de me lever. Il a mis les mains à son pantalon. Je savais. Je l’ai supplié, j’ai dit pardon à ma mère. Il n’a pas eu besoin de dire un mot de plus. Je suis allé a reculons dans sa chambre. « S’il te plait papa, non, s’il te plait. Je te promets je serais gentille. ». Lui, son regard furieux, moi mon corps tremblant. En marche arrière, sans un mots de sa part, toujours et encore, j’allais dans la chambre. Il était un géant de fer. J’avais peur de mourir. J’ai baissé mon pantalon, ma culotte, je me suis couchée sur le lit le cul a l’air. Et il sorti lentement sa ceinture déjà ouverte depuis la cuisine. Il l’a replié dans sa main, pour garder le bout métallique dans sa main. Ma mère de ponctué « elle est irrécupérable. Regarde ce gros tas ». Il frappait encore et encore. Encore et encore, et encore. J’avais terriblement mal. Cette douleur, je n’ai pas encore trouvé les mots qui la décrive. La peau, les muscles, les os, tout donne l’impression de se contracter en même temps que le sang semble circuler a tout allure sous la pression de la pompe cardiaque en sur régime a cause de la peur. A chaque coup, les fesses se relèvent un peu. En même temps que cela pince, cela brule, le système nerveux est sens dessus dessous. Le claquement de la ceinture en cuire de mon père traversait mon corps comme de la glace qui me déchiquette de l’intérieur. Au 3ième coup de ceinture, c’est un milliard de lame de rasoir qui tranche la peau, l’arrache. Quand les coups cesse. Je me suis pissée dessus et par conséquence sur leur lit. J’ai eu tellement mal que mon corps à lâché. Il me jette sur le sol, mon pantalon et ma culotte sur mes pieds, les jambes humide d’urine. Il m’a enjouée d’aller dans ma chambre. Ma mère a vociféré car elle a dû mettre leur couette à laver. J’ai été traité de souillon. J’étais salle, je me suis couchée. Mon père m’a dit, en vérifiant si j’étais au lit « sous la couette ». J’avais mes fesses à l’air, je ne pouvais pas mettre ma culotte, rien. J’avais mal. J’ai dormi les fesses brulantes de douleur. J’ai dormi… un bien grand mot.

Encore aujourd’hui, quand je me plonge dans ce souvenir, j’ai mal au fesses, je ressens les crispation de mon corps, tout ce qui contracte en moi. Le plus douloureux, c’est que cette nuit-là, il est venu dans mon lit, la bite en érection, il s’est branlé entre mes fesses. J’avais si mal. Je serrais la mâchoire.

Le lendemain, ma mère m’a mis de la crème, je ne suis pas allé à l’école. Je suis restée seule chez nous. Je n’ai quasi pas bougé.

Je ne regrette pas d’avoir affronté ma mère, ni nos conflits. J’ai payé le prix de l’insolence. Mais j’ai aussi une douleur physique quand on ment, transforme ce que j’ai dit, qu’on m’enfonce dans ce qui n’est pas le cas. Parce que j’ai toujours mal au fesses. J’ai souvent été battu sur des mensonges de ma mère. Parfois parce qu’il y avait eu conflit, parfois juste parce qu’elle était sadique.

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