Silence, j'ai peur du noir

TW viols, violences, inceste, violences obstétricales, emprise et plus…trop…
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Je vous propose une newsletter. Les dimanches, je vais vous donner quelques nouvelles, un rappel des articles de la semaine. En fin de mois je ferais aussi un merci spécial au tiper. Peut-être qu’occasionnellement, je vous enverrai quelques infos en plus.  

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L’armure de gras

La tête, le corps ont leurs croyances. Je suis obèse.

Je suis de celle à qui on s’autorise de dire que je dois manger moins, que je dois faire du sport. Je dois en faire des choses. Je suis aussi renvoyée à de l’inconscience dans le fait de prendre soin de moi. Je ne vous raconte même pas la violence des regards si je mange un paquet de chips, bois un coca, mange un bonbon.

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La terreur de la rediffusion

La fin de vie me fait peur dans la perspective de la maladie d’Alzheimer et d’autres pathologie faisant que l’on retombe de son passé. Je n’ai ni la force, ni la capacité à revivre les émotions de terreur qui ont marqué mon enfance, mon adolescence.  Ce genre de pathologies est plus qu’anxiogène pour moi.

L’idée m’est insupportable. Si je n’ai jamais voulu céder à mon père ma vie, je ne lui céderais pas plus ma fin de vie. Ce n’est pas lui laisser gagner, conquérir le pouvoir sur moi, mais l’empêcher de récidiver dans l’horreur.

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Épisiotomie non-consenti

Nous sommes le 16 août 2012. J’avais prévu un accouchement à domicile. Et rien n’a été comme prévu. J’ai fui mon projet et, c’est une tout autre histoire que je vais effleuré à peine. Cette histoire à lieu en Belgique contrairement aux autres que je raconte qui sont dans mon enfance avant que je ne quitte mon pays.

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Je ne veux plus aller chez Tata

Très tôt, j’ai exprimé mon besoin de ne plus être garder par ma nourrice, la mère de L’ado. Mes parents n’étaient pas en réceptions de ce besoin. Leur réponse était « Tu n’as pas avoir peur d’E. ». Il est évident que ce n’était pas de lui que j’avais peur. Et il est tout aussi évident avec le recule que mes parents n’étaient pas en capacité d’entendre quoi que ce soit à ce que j’y vivais. A cet époque mon père avait commencer des violations corporelles. Je vivais dans la norme du viol. La norme de l’indicible. Et cette absence de mots qui est le carrefour de tout ce que j’ai vécu.

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26 juillet 1999

Mon père est mort plusieurs mois plus tôt. Je me sens affreusement mal cet été-là. J’ai perdu un ami avec les vacances, mon seul ami. Je n’ai pas su dire, faire, agir … pour que le lien ne s’étoile pas. Il me manque. Je me sentais en sécurité dans cette relation sans ambiguïté. Cela m’a profondément affecté. Je suis seule ou en compagnie de ma mère. J’étais mal. Je venais d’avoir internet. J’avais commencé à échanger sur Usenet sur un groupe pour les enfants d’alcoolique. C’est un grand pas pour moi. Cette solitude intense me fait aller extrêmement mal et m’effondrer. Ma mère ne fait plus que boire/se droguer et bosser. Je ne vis qu’à son rythme à elle. Je passe mes journées entre emails, recherches sur internet, me faire mes repas/courses (ma mère me donnant des sous et je dois me démerder seul) et regarder la télé. J’ai aussi commencé à échanger sur un groupe pour personnes souffrance de troubles de la conduite alimentaire.

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La 1ère sodomie

Je me souviens avec clarté de la 1ère sodomie. J’ai mis du temps à rencontrer ce souvenir. Il est resté longtemps hors de portée alors que j’ai pu m’unifier avec d’autres souvenir dur plus facilement. La dissociation traumatique à des buts de survie. J’arrive à contacter se souvenir avec une angoisse élevée. Avant c’était juste changer de personnalité, une émotion pure au contrôle.

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