Silence, j'ai peur du noir

TW viols, violences, inceste, violences obstétricales, emprise et plus…trop…
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Je vous propose une newsletter. Les dimanches, je vais vous donner quelques nouvelles, un rappel des articles de la semaine. En fin de mois je ferais aussi un merci spécial au tiper. Peut-être qu’occasionnellement, je vous enverrai quelques infos en plus.  

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La terreur de la rediffusion

La fin de vie me fait peur dans la perspective de la maladie d’Alzheimer et d’autres pathologie faisant que l’on retombe de son passé. Je n’ai ni la force, ni la capacité à revivre les émotions de terreur qui ont marqué mon enfance, mon adolescence.  Ce genre de pathologies est plus qu’anxiogène pour moi.

L’idée m’est insupportable. Si je n’ai jamais voulu céder à mon père ma vie, je ne lui céderais pas plus ma fin de vie. Ce n’est pas lui laisser gagner, conquérir le pouvoir sur moi, mais l’empêcher de récidiver dans l’horreur.

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Boite de pandore pour traverser l’enfer

Une amie, qui est devenue un membre de ma famille m’a posé, avec sa bienveillance que j’aime et dont j’ai fondamentalement besoin, une question sur l’accumulation des viols. Elle a questionné ce vécu complexe d’un chiffre si élevé, si étouffant, oppressant, submergeant de violence sexuelle.

Parce que cette question du « comment » on le traverse. Qu’est-ce que ça fait vivre ce chiffre titanesque en soi ? Il me semble vital dans parler et extrêmement complexe.

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Encore plus invisible

Mon père étant décédé, une tout autre dynamique s’est installée dans notre huit clos familiaux. J’ai tout de suite été confronté à l’incapacité de ma mère de sortir de son schéma. Elle ne savait pas sortir de cette dynamique morbide. Elle était engluée dans de la souffrance d’une enfance dont elle n’a jamais vu le bout.

Ma mère a commencé a décuplé sa consommation d’alcool et de drogue très rapidement après son trépas.

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L’été et le chômage

C’est un été où mon père est chômage. Sa boite de location de voiture a coulé dans son incompétence à se rêver patron, riche et capable.

C’est un été infernal. Ma mère travaille beaucoup. Elle cherche des solutions financières. Elle court après l’argent pour compenser la bêtise financière de mon père. Chaque jour est source d’angoisse pour moi. Quand ? Comment ? quoi ?

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Boutons de fièvre et lèvres gercées

Le corps est une mécanique fantastique, surprenante. Le corps sait. Je ne vous le dis pas en l’air. Mon corps en sait plus que moi sur ma vie. Mon corps savait aussi l’inacceptable de rackets de l’intime subit.

J’ai enchainé dès ma plus tendre enfance des lèvres gercées avec des crevasses souffrantes ainsi que des boutons de fièvre purulent, le sang venant assaisonnée trop régulièrement cette bouche en décrépitude. Souvent, dans le cycle d’un refrain qui revient de saison en saison sans se soucier des facteurs météorologiques, mes lèvres explosaient, douloureuses. Je vivais avec du beurre de karité dans la poche. J’avais mal à cette bouche, à ce premier espace de la rencontre dans le début de notre existante de mammifère. Rien n’y faisait, aucun soin préventif n’empêchait brulure, assèchement, picotement.

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Il meurt, je suis libre

Nous sommes à Fontaine-lès-Dijon. Voilà 2 jours que mon père est infernal à vivre. Je l’évoquais précédemment, il a un comportement infantile. Il semble que sa santé se dégrade. Il a eu une MAPA, un dispositif de contrôle de la tension sur 24h. Après sa mort, une semaine environs après nous recevrons le rapport sur ses tensions. Il était en effet mourant et son sentiment de mort était justifiée. Mais je reste très ajusté dans mon attitude de n’en avoir cure. Ses relevés sont incompatibles avec la vie. Il aurait déjà dû mourir avant. L’hypothèse est qu’il a pu atteindre de 6/2 de tension parce que celle-ci est descendu petit a petit.

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Stop. C’est lui ou moi.

Nous sommes en janvier avant le décès de mon père. Je suis proche de mes 18 ans.

Il y a une réunion parent-professeur dans mon lycée. C’est la première fois que je n’appréhende pas cette réunion. Je sais que toutes mes notes sont au-dessus de la moyenne. Je sais aussi que j’ai cartonné en Chimie & Science physique. J’ai 19/20 de moyenne dans cette matière. J’ai 12 en français. Tout va bien. Je n’ai jamais été aussi compétente durant ses dernières années.

Mon père voit mon prof de physique/chimie. Il lui annonce ma réussite. Sachant que je passais s catacombe à la lumière, c’était formidable comme progression. Après ce prof, mon père est trop fatigué. Il est déjà mourant, mais je ne le savais pas. Il nous dit qu’on rentre à ma mère et moi. Il est furibond. Et je ne comprends pas. Nous rentrons vers la maison. Il est pire qu’une tornade qui passe dans le couloir. Il y a des regards d’incompréhension chez ceux qui sont dans ma classe sachant mes notes. Il y a aussi les yeux qui fixe le sol qui montre qu’ils savent que je vais prendre cher.

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« Je dois le faire »

Nous sommes en lorraine, je suis en maternelle. Comme souvent, je dors chez Tata. Mes parents travaillent de nuit, enfin je crois. Il arrive communément qu’un de mes parents travaille et l’autre soit à la maison. Mais c’est visiblement une plaie, à cette époque, de s’occuper de moi solo pour Lire la suite…