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IronAnne
IronAnne

Encore plus invisible

Ce texte est écrit par une personne présentant entre autre une dyslexique et dysorthographiques. La forte charge émotionnelle de cette écriture aggrave l’expression des troubles dys* de ce fait orthographe, grammaire et syntaxe sont affectées par l’exercice testimonial ici partagé.

Mon père étant décédé, une tout autre dynamique s’est installée dans notre huit clos familiaux. J’ai tout de suite été confronté à l’incapacité de ma mère de sortir de son schéma. Elle ne savait pas sortir de cette dynamique morbide. Elle était engluée dans de la souffrance d’une enfance dont elle n’a jamais vu le bout.

Ma mère a commencé a décuplé sa consommation d’alcool et de drogue très rapidement après son trépas.

Elle a mis en place une chorégraphie précise. Elle venait me frapper dans mon lit. Mon sommeil avait changé radicalement du jour au lendemain. Elle venait ivre, drogué ou les deux sur le haut de ma mezzanine pour trapper. Je me défendais. Je la repoussais avec les pieds. Elle chutait de la hauteur du lit. Je ne voulais plus être fracassée. Je l’ai blessé. Elle faisait ensuite des photos de ses blessures. Même si ce n’était pas moi, qu’elle se cognait voir se laisser tomber. Je devenais responsable. Elle se vengeait de mon père sur moi. Elle imprime pour les montrer, les envoyés aux gens de son entourage.

C’était dur.

Elle était tout le temps dans ses addictions. J’ai retourné bien quelquefois sa chambre pour trouver ses cachettes. Évidemment, elle a tout photographié pour que tout alimente sont droit au « haut de l’affiche ». Elle était maltraitée par sa fille. Elle ne disait pas que je voulais qu’elle se soigne, que je voulais une vie apaisée.

Je me sui senti tué encore une fois. Le répit m’était-il donc interdit ?

Les coups de téléphone s’enchainaient pour prendre des nouvelles de la veuve éplorée. Elle adoré cette attention. Elle pleurait au combiné, puis elle raccrochait et affichait un sourire de jubilation. Larmes de façade pou rester ce centre de toute les attentions.  Petit à petit les demandes de mes nouvelles s’étiolaient, voir c’était des conseils à me mettre « dehors ». Sachant que moi, la seule possibilité qui en découlait s’état de finir SDF. Merci les gens. Vous avez vraiment un cœur en béton armé. Elle se plaignait de moi, de ma violence, de tout mais ne racontais bien évidement jamais la vérité. Je voulais juste être tranquille. J’ai disparu des dialogues. J’était morte moi aussi.

Elle avait trouvé un moyen de faire reconnaitre son existence : être la grande victime.

Ce n’est pas un concours mais la victime, c’est l’enfant que j’étais. C’était celle dont elle savait les violes mais dont elle jouait à feindre le réel.

J’ai rêvé intensément d’une mère, de son amour. J’ai eu une femme qui était incapable d’aimer, de veiller sur moi. Il y avait quelque chose d’ironique car les rare à qui elle a parlé encore un peu de moi, ceux-là, elle ne leur parlait pas de moi mais d’elle au travers de mon soi-disant comportement.

Les mots interdit, l’existence interdite, les mots se sont envolés. J’ai sombré dans l’aphonie psychogène. Elle a osé dire que c’était pour attirer l’attention ?! Non, c’était le signe de mon chemin vers l’invisible. Je n’avais plus accès a l’existence, au peut de verbe qui était miens avant. Les viols, les violences, tout mis dans le silence. J’ai ma voix qui est aller voir loin de moi ce qui se jouait.

Quand ma mère est morte, j’ai eu amie de ma mère qui a fini par dire à ma mère, ma non existence dans le discours. Elle s’était inquiétée de ma mise à la porte (enfin, mon départ vers la Belgique quand le chantage s’est mis en place). Ma mère s’en foutait royalement de moi. Elle ne savait soit disant rien : où ? avec qui ? un macro ? un homme mauvais ? prostitution ? Elle posait des hypothèses dénuées de sens pour encore ramener tout à elle. J’étais aller vivre avec un homme qui me volait du bien, près a patienté pour la cicatrisation de mes blessures. Il m’avait même proposé de vivre avec lui en attendant une solution si je ne voulais plus être en couple. Il était prêt à tout ce qui était le mieux pour moi, parce qu’il m’aimait et que je devais donc être libre. Nous avons 4 enfants, plus de 18 ans de vie ensemble.

L’étonnant c’est qu’à la mort de ma mère, j’ai facilement été appelé par ma tante. L’amie en question aurait confronté à sa façon ma mère à ça. Je lui ai dit que j’était moi aussi abimé. Elle m’a parlé des plaintes de ma mère sur la violence qu’elle avait subi elle… Moi ? absente de ce vécu. Pourtant j’ai pris souvent des coups à sa place. Elle était défoncée, en incapacité de se protéger, je me mettais entre elle et lui. Je prenais pour elle.

Qui était la vraie mère ? J’ai terriblement souffert de l’interdit d’être une enfant.

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