Galeiliante
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Le psy scolaire, la fable de l’impéritie

Je suis en Primaire, à Dijon. Nous vivons à Brazey-en-Plaine mais je suis scolarisé loin de chez moi car mes parents travail dans la périphérie de la ville. Rien ne faisait sens pour moi à ma présence chez le psy scolaire au moment des faits. J’ai appris, des années plus tard que la maman d’une de mes amies de l’époque, la seule chez qui je suis d’ailleurs allée une fois en bourgogne, a signalé au sein de l’école différents hématomes qu’elle a pu constater sur mon corps. Cette femme Is et sa fille Ma sont jamais dans mon cœur, aimées, présentes. L’une ou l’autre m’appellent demain pour n’importe quoi, je serais là pour elles, leur famille. Et d’ailleurs Ma est toujours mon amie aujourd’hui. Gardez à l’esprit que les personnes qui ont eu mon genre de parcours de vie, ont au niveau de leur relation sociale beaucoup de difficultés. L’amitié qui dépasse les 20 ans, touche presque à 30 ans de relation. Cette longévité est aussi possible à une relation qui passe par le virtuel, merci internet. Je peux être engagé affectivement vis-à-vis des gens sans pour autant avoir besoin de leur parler. Il faut être capable de comprendre cela de moi.

Me voici donc catapultée dans le bureau du psy scolaire du haut de ma jeunesse. Je vous le dis tout de suite : tout qualificatif le concernant ne serait que pure vulgarité. L’impéritie n’est pas un mot assez fort. Aucun mot n’est assez fort. Je le verrais à plusieurs reprises.

Je dois lui parler, faire des dessins. J’y avais avec ma naïve candeur, je coopère à toute ses demandes. Je me souviens très bien du dessin que j’ai fait. J’avais dessiné mon ancienne école que j’avais quitté récemment. La Loraine était loin de moi. Dans cette école, a une fenêtre de l’étage, il y avait l’ado et mon père. L’école était en feu. Ils brulaient dedans. J’avais représenté ma maitresse, mes amies, ma mère et moi-même entrain de regarder cet incendie. Point de pompier, policier, action de secours. Juste une école qui brule avec mes bourreaux. Un dessin somme toute assez signifiant, non complètement indicateur du devoir d’aller plus loin, du devoir de comprendre. Peu importe la raison. Il fallait creuser. Du haut de mes trois pommes, dans cette école, j’avais représenté une école dans laquelle je n’allais plus jamais aller, une école loin de moi, avec un ado qu’heureusement, je ne verrais plus jamais et mon père que j’esperais ne plus voir malgré mon amour pour lui.

Je me souviens d’autre temps d’entretient avec lui, le nul de la psycho. J’ai dit que mon papa me frappait beaucoup, que j’avais mal. J’ai dit que j’aimais pas les câlins. C’était effrayant de dire tout ça. Je pleurais en le disant. J’avais peur de faire du mal à mes parents. Le paradoxe c’est que je cherchais intensément leur amour, leur tendresse. J’en revais. Je rêvais de parents aussi bon, doux, aimants, capable de tendresse que la maman de Ma.

Et il y a eu le rendez-vous final. Ah, je m’en souviens encore. Il a dit des horreurs.
Je manquais d’autorité…
              Connard !
Il fallait être plus sévère avec moi.
              Merci connard de merde !
Il fallait m’apprendre l’autorité.
              Sérieusement ?

« Tu sais quoi connard de merde !? Sous-produit de l’incapacité intellectuelle, je ne te souhaite que du mal. Tu as déchainé sa rage, autorisé tout. Il a eu son passeport de la barbarie grâce à toi. ». C’est ce que j’ai encore en moi aujourd’hui comme phrase à lui dire, prise par le feu éternel de la colère.

Il y avait mon père, ma mère dans ce bureau et moi. Je me suis effondré, morcelé, désintégré. J’ai pleuré. Je me suis senti infiniment seule dans cette pièce avec tous ces adultes. A cette époque, j’ignorais qu’une adulte m’avait enfin voulu du bien. Je me sentais dans un désert de mots. Je n’avais pas l’équipement sémantique. Mais si je l’avais eu, je crois que cela n’aurait rien changé.

Is est une des rares personne sur cette terre qui a cherchais à m’aider. Mon amour inconditionnelle lui ai acquis. J’ai continué à dormir chez Ma. J’ai continué à l’avoir comme amie. La perdre m’aurait perdu.

Ce professionnel est d’une incompétence coupable, un incitateur à la violence. Combien d’enfant a-t-il abimé ? Je ne peux imaginer être la seule de son tableau de chasse de la stupidité.

J’ai pris une leçon ce jour-là. Mais je me suis obstinée. En première année de collège, j’ai encore essayé de l’ouvrir. En 3ème à 2 reprises. En seconde, les 2 fois ou j’ai fait cette classe. C’est la parole que j’ai tenté de faire entendre au sein de l’institution scolaire en plus de ma médecine* de famille ; du foyer (d’ailleurs, j’ai aussi essayé dans un foyer à Chenôve).

Je suis têtue, obstinée, voir masochiste. J’ai essayé malgré tout au fil des années de me faire entendre. Je ne disais même pas les viols, juste la violence. Mais rien, mon père si « bien » en apparence, impliqué dans l’école, l’association de parent d’élèves, dans la politique d’une ville où on ne vivait même pas. Il avait un masque social tellement parfait. Il faisait juste peur a mes amies. Les enfants détectent il les monstres ?

Ce psy m’a fait perdre beaucoup de confiance dans le professionnel de la santé mental. Comment peut-on être aussi con ? J’ai des émotions brutales en moi à son sujet.

*Médecin genré au féminin, ce n’est pas une faute.

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