Galeiliante
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Faire des études, aller au bout : un enjeu

Ces 3 dernières semaines ont été intenses, épuisantes, et ont fini par me happer. J’ai donc fait, fini, fignolé, finaliser mon rapport de stage. J’avais pris un rythme fixe ici : un billet par jour et j’ai disparu hop d’un coup. L’an prochain pour mon rapport de stage vous pouvez compter sur la même disparition ! Surtout vu l’enseignante qui va me superviser en cours ! Je sais qu’elle va me faire me dépasser, aller plus loin, aller franchir des zones de réflexions que je ne soupçonne même pas. Cela me fait très envie.  

Mes études sont ma priorité №2. Mes enfants étant la 1ère, logique mais ça se dit de temps en temps ! J’ai donc ces 3 dernières semaine fait face a un tsunami entre vie de famille et études. Mon 3ième enfant vit de grande difficulté à l’école. Il rentre abimé, blessé. Pourtant, l’équipe éducative est son allié mais les graines des douleurs sont là. Mon ainé a aussi vécu du “pas simple”, “pas facile” : la perte d’une première grande amitié pour lui, une grande étape. Lui qui est plus à l’aise avec les relations qui s’étiolent et non au grand élan de la rupture. Il en a été touché. Et a coté de cela, il a traversé des échecs avec la tête haute, l’envie de se dépasser. Comme on a 4 enfants, mon 2ième a aussi eu ses difficultés. Ma fille a traversé ces 3 semaines avec comme seule difficulté : celle d’attraper des poux. Mais j’avoue que là, c’était une charge incroyable que de lui faire les soins et gérer les lessives. Avais-je besoin de ça ? Clairement non. Et moi dans ses 3 semaines ? Un rapport de stage, une rage de dents, une indigestion, des troubles intestinaux et mes règles dans la dernière ligne droite de la rédaction du rapport.

Quand je me suis posé lundi soir, enfin libéré de ce rapport (mais pas tout à fait de la charge scolaire), je me suis effondré d’épuisement tant physique que morale.

Ces études sont mon voyage à moi jusqu’à la montagne du destin.

J’ai fui la France avant d’avoir mon bac. J’ai fui parce que je voulais survivre à ma mère. J’avais failli périr avec mon père, je n’avais pas la force de ses besoins de conflit, d’explosion, de reproduction. Elle ne connaissait que la dynamique de l’inceste et de la violence. J’avais besoin de vivre. J’ai eu Alex sur ma route, et j’ai fuis en sécurité.

Mais je n’ai pas fini mes études. Et croyez-moi dans notre société, on ne se sent pas très valorisé sans son diplôme alors que ce dernier est un baromètre d’évaluation dans l’échelle sociale. J’avais juste mon brevet des collèges. D’ailleurs j’ai perdu le papier qui l’atteste !

J’ai essayé plusieurs fois de reprendre des études, d’en finir mais j’ai échoué à chaque fois, abandonnant. Je ne suis jamais arrivé à la fin de la 1° année. Et là vous savez quoi ? en septembre, j’entre en 3° année ! C’est une CERTITUDE. Je suis en 3°. J’ai 2 années de fini…. Je suis abasourdie !

Réussir ses études : c’est dire merde à mon passé et surtout à l’injonction de mon père sur mon incapacité chronique et son oracle du « tu n’arriveras jamais à rien ».

Je suis consciente que je n’aurais pas de taff après. J’ai conscience que l’employabilité est plus que faible. Mais qui a dit que j’allais m’arrêter ? a la fin de mes études : je passe mon permis. J’ai quelques mois entre la fin et le début de la suite ! Et je vais donc en profiter pour passer mon permis. Après j’entamerais une formation en thérapie psychomotrice. Puis, j’entamerais un bachelier de spécialisation en psychopathologie, une formation dans les abus sexuel est au programme, des formations en analyse transactionnel, systémique sont aussi dans mon viseur ! Bref, ce n’est qu’un début ! Et je suis pleine de joie dans cette perspective d’apprentissage au long court !

L’enjeux de tenir mes projets, d’avancer, d’aller au loin, ce n’est pas un détail pour moi. C’est « quelque chose » qui n’a pas de réel nom. Je dis merde au plan de nullité que mon père a mis en place. Il avait tort. Je suis compétente pour étudier.

J’ai envie de reprendre le boulot… ce n’était pas si flagrant avant. J’ai même envie d’être payé pour ce que je sais faire ! Je suis accompagnante périnatale, doula, masseuse.

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