Silence, j'ai peur du noir

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Galeiliante
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#InkTober – La bague

En octobre, il y a InkTober. Le principe est un dessin par jours dans la thématique. J’ai vu sur groupe dédié aux écrivaines, autrices en herbe tenue par la propriétaire d’une maison d’édition canadienne,  l’idée de faire un InkTober de l’écriture en version francophone. J’ai donc décidé de le faire sur mon blog à l’encre virtuel. J’en ai parlé sur mon profil personnel et mon amie, ma sœur de cœur Tayiam a choisi de le faire elle aussi son blog Mémoire Filante.

C’est le non-conte de fée. Ils se marièrent. Personne ne vécut heureux jusqu’à la fin des temps. Heureusement, ils n’eurent pas beaucoup d’enfant. Il n’y qu’une petite fille qui livrée en pâture dans leur foyer repère de monstres, Croque-mitaines de l’enfance, dévoreurs d’innocence, Drakon sidérant et empoisonneur de cœur, éventreurs de tristesse, enlaidisseur de joie.

Ils se marièrent un 15 juin, je crois. C’est amusant, j’ai oublié leurs dates de naissance, leurs dates de décès. Je peux les retrouver dans mes papiers mais ces chiffres ont bien peu d’importance à mes yeux. Mon père est de juin, je crois, ma mère de début aout. Mais leur mariage, cela m’a marqué un peu plus. Surement parce que leur saint sacrement, le saint engagement à pourri ma vie.

Avant d’être avec ma mère, mon père a fréquenté une de ses sœurs de ma mère Lili. Ma mère a volé son amoureux à sa sœur selon la légende qu’elle-même me raconta. Cela a fâchées pour toujours deux sœurs. L’anneau de l’alliance familiale fut ainsi brisé. Je crois que sa sœur n’a jamais compris à quoi elle a échappé. Si cela montre beaucoup de la nature de mon père, cela ne cache rien de celle de mon père. Il cherchait la parfaite proie et elle le parfait monstre qui pourrait agir et faire ce qu’elle ne s’autorisait à faire : maltraiter sa fille. Cette soi-disant si précieuse, si désiré enfant. Ces deux-là étaient faits pour s’encastré dans leur scénario malsain bien ficelé, engrenage sans un grain de sable. Même l’infidélité des deux-là était normale au vu de leurs chaines si particulières. C’était attendu et sans surprise.  Certes ils ont été blessés tous les deux dans l’enfance mais ce n’est pas une raison, une justification, une explication, une excuse, un alibi à leur cruauté. C’est juste un éclairage aux teintes d’un néon terne d’un vieux tunnel dans un film d’horreur. Ils étaient du genre à utiliser ce type d’argument : ce n’est pas ma faute, c’est celle des autres. Des professionnels de déresponsabilisation.

Vers mes 8 ans plus ou moins, quand nous avions déménager vers Brazey-en-Plaine, mon père a fondé une société de location de voiture. L’illusion de la monté dans une classe sociale dont il n’avait pas les code, ni la place, pour un type pas très compétant, se rêvant franc-Maçon, entrepreneur de génie, riche avant-gardiste d’un milieu sans véritable avenir. Il était nourri par le fantasme du chef d’entreprise à la grosse bagnole, payé bien évidement sur le dos de l’entreprise avant même de gagner un centime. Alors il a acheté une Renault 25 Turbo Diésel, d’occasion, intérieur cuire. Il était fier comme un paon avec sa grosse bagnole. Ma mère, elle avait une petite Clio. Il me semble d’ailleurs qu’elle a craché la Renault un matin en prenant le volant ivre.

L’entreprise à fait faillite. Scénario aussi prévisible qu’inévitable.

Mes parents ont engagé en séparation de corps consécutivement à la situation financière catastrophique dans laquelle papa nous avait plongé. Moins cher qu’un divorce et bien plus simple dans leur situation. Officiellement, ils n’étaient plus liés financièrement.

Un jour, un huissier sonnant poliment à la porte m’a demandé si mon papa était là. C’était un mercredi après-midi. Sans ouvrir la porte, bien consciente qu’on n’ouvre pas un inconnu, car c’est prendre le risque de se faire agresser, le danger venant toujours de l’extérieur, j’ai dit que « non, mon papa n’est pas là et rentra tard ce soir ». Le monsieur tout à fait respectueux de la règle de la porte fermé a déposé sur le perron un papier à l’intention de mon paternel. J’ai attendu, vérifié par la fenêtre qu’il était bien parti. Puis, j’ai ouvert la porte, pris le papier et refermé promptement le verrou. Et je n’ai pas compris la jubilation vocale de l’homme en question. Normal, j’avais vendu la mèche d’une réalité qui n’était pas celle de la version officielle. L’objectif était là sa séparation de bien. Pourquoi ? mon père avait faillite. Forcément, il n’était pas fait pour l’entreprenariat. Et forcément, aucun des deux ne voulait une saisi de nos biens matériels.

Le jour de l’huissier, j’ai pris des coups, de la violence brute de leur part à tous les deux. En général, ma mère faisait tout pour que mon père me fracasse. Mais là, elle-même était passé à l’acte. Il me reste la trace de l’écho sort de leurs coups sur mon corps, de l’onde de choc, de la douleur jusqu’à l’absence de sensation car de ce trop mal mon cerveau à bogué et coupé les sensations. Ils étaient déchainés de fureur. Et moi dans une forme d’apesanteur sensoriel. Comment avais-je osé répondre à la porte quand on sonne ? Idiotie en puissance selon eux. Évidemment, je n’avais pas ouvert. J’avais respecté les règles : répondre sans ouvrir.  Je savais que c’était interdit. Et si je jouais avec l’interdit, celui-ci me semblait parfaitement en adéquation avec le monde si dangereux de dehors. Qu’elle auto-illusion sur le danger intérieur.  Paradoxe a noté quand même, j’avais le droit de sortir de la maison pour faire du vélo mais pas de d’ouvrir la porte. Je risquais quand même quelque chose à me baladé sur mes deux roues non ? Ils me reprochèrent d’être une malfaisante mettant la maisonnée en danger. Bien évidemment, je sais aujourd’hui que s’ils m’avaient informé des tenants et aboutissant de la situation, j’aurais tenu ma langue. Ils ont eu des gros problèmes au niveau de leur dettes à la suite de mes propos. À tel point que la séparation à certes protégé ma mère des dettes de mon père à son décès mais pas moi. J’ai dû refuser l’héritage car je n’hérité juste de ses dettes. Ma mère ne m’avait en rien prévenue de cela. C’est un papier arrivé un peu trop tôt pour me réclamer de payer du haut de mes 18 ans une dette de 240 milles francs qui m’a fait paniquer, suffoquer.  J’ai pu à temps refusé d’être héritière et du coup ne pas être redevable de cet argent. Mais cela met en avant la loyauté maritale de ma mère vers lui et de son « je n’en ai rien à foutre de ma fille » au niveau de la sécurité que je méritais. Entrer dans la vie avec une tel dette me condamné d’office au moindre avenir.  

Ma mère se faisait tabasser par un fantôme qui vivait toujours chez nous. Ma mère était toujours mariée. La bague au doigt jusqu’après la mort de mon père. Elle avait gardé l’alliance de mon père. J’ai compris qu’elle l’aimait et vers et contre tous mais surtout contre moi. Elle l’aimait au détriment de ma vie, de mon existence. Il était tout pour elle. Je n’ai jamais pu saisir cette fascination du mal. Elle était tout entière à lui. Oui, il y a l’emprise. Mais je pense que cela allait au-delà. Ma mère croyait à l’éternité de l’engagement devant dieu surpassant tout dans les engagements même celui de protéger sa fille.

D’ailleurs, dans cette séparation, ils n’avaient jamais pris le temps de m’expliquer quoi que ce soit. J’étais un détail en bas de la page, un astérisque qui renvoie à un paragraphe écrit en taille 6 et en gris clair dans le livre de leur vie. Celle qui a si peu d’importance qu’on ne lui fait pas donner sens au chose et au silence qu’elle se doit de tenir mais a qui on reprochera aisément l’ouverture de la bouche.

La Bague, symbole de l’alliance est vraiment ce qu’elle est pour ces deux-là. C’est le ciment de leur alliance éternel. Leur lien qui surpasse même celui de veiller sur leur enfant. C’est l’anneau de la loyauté sans faille. J’ai jeté celle de mon père. Je crois que ma mère a été incinéré avec son alliance. Je ne voulais pas gardait leur bague

Je crois que c’est pour cela que je n’ai pas encore la bague au doigts. Je crois que j’ai été marqué par cette loyauté et que je jamais je ne serais aussi loyal au détriment de mes enfants.

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