Silence, j'ai peur du noir

TW viols, violences, inceste, violences obstétricales, emprise et plus…trop…
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Galeiliante
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#InkTober Idiote, Ennuyeuse, Inattentive

En octobre, il y a InkTober. Le principe est un dessin
par jours dans la thématique. J’ai vu sur groupe dédié aux écrivaines, autrices
en herbe tenue par la propriétaire d’une maison d’édition canadienne,  l’idée de faire un InkTober de l’écriture en version francophone.
J’ai donc décidé de le faire sur mon blog à l’encre virtuel. J’en ai parlé sur
mon profil personnel et mon amie, ma sœur de cœur Tayiam a choisi de le faire elle
aussi son blog Mémoire Filante.

Le mot en anglais de ce jour à plusieurs sens. Les trois voies sémantiques qu’ils ouvrent me font évidemment écho.

Idiote

Mes parents avaient l’insulte facile, le rabaissement d’autrui digne du réflexe pavlovien. En toute chose, il leur fallait s’autorassuré dans leur supériorité. Je n’étais qu’une simplette, une idiote. D’ailleurs, cette stupidité était telle que l’orthophoniste ne leur avait même pas donné mon QI. C’était la preuve indéniable de ma bêtise sans non. J’étais affublé de cette incapacité intellectuel. Alors qu’en réalité, j’ai demandé à l’orthophoniste de taire mon QI, non pas parce que ce dernier était au raz de chou, caressant les bactéries du sol ; bien au contraire. Mon Qui avait des rondeurs fantasmatiques pour mes parent et j’avais peur de leurs réactions. Ils auraient eu le rêve du génie. Le fantasme qui aurait en ricocher de renforcer leur sentiment d’infériorité. C’était donc à desseins que j’en ai fait un secret jusqu’à encore récemment. En partie, cela m’a sauvé des implications a un pseudo surdouance. Je me sentais et ressentais juste différente, en marge de la norme.

Le soir, il me fallait résoudre l’équation paradoxal parental : réussi mais échoue. Je me souviens de ses nuits en primaire ; armée de ma lampe de poche ; cachée sous ma couette, corrigeant mes devoirs pour mettre des erreurs dans des exercices en réalité juste. Simplement pour ne pas réussir car j’avais bien compris leur besoin que j’échoue. J’étais tiraillé saisissant qu’il était moins couteux d’échouer que de réussir au niveau de la douleur physique. Les deux impliquant leur violence mais le constat était limpide. L’échec me valait moins de coups. Cela remplissait leur besoin, forcement au détriment des miens. Ils pouvaient déchainer leur rage sur moi grâce a ma stupidité sans non. Ma mère, investissant surtout la violence verbale et mon père la physique.

Ce n’est pas la violence la plus évidente mais elle a été un excellent travail de sape à ma confiance en moi, à ma capacité à réussir mes études. Être en 3ième année de bachelier aujourd’hui n’est pas juste un parcours scolaire. C’est dépassé ce carcan de l’enfance et du paradoxe. J’ai osé reprendre des études a dépassé 36 ans avec 4 enfants. J’ai un simple brevet des collèges en poche. Je n’ai même pas passé mon bac en France (retho en Belgique). Arrivée en 3ième année est donc une fierté mais un défi au scénario de ma nature d’abruti fini. Alors chaque distinction me remplie de joie, non pas de la réussite, je n’ai toujours pas confiance en moi, mais d’une joie issue du défi que je relève chaque jour. Il y a en moi ce « vous voyez, vous aviez tort ». Oui, j’ai encore cela à leur prouver en moi tellement la blessure est grande. Un jour proche, cela ne sera plus a l’ordre du jour. Et l’enjeux sera ailleurs pour moi.

Ennuyeuse

La blessure sociale n’est pas mince quand on est victime de polytraumatisme, qu’on souffre de trouble impliquant la dissociation traumatique. On est fragilisé socialement. Faire confiance aux humains relève du défini mais surtout, il y a cette petite chose… cette petite ombre qui né de la non-capacité à faire confiance.  C’est que l’absence de validation externe sur ce qui est bon chez soi par ses parents a un conséquence assez flagrante : je n’ai pas pu construire ma  propre capacité à être fière de soi. Je ne rejoins aucunement des théoristes comme Filliozat qui pense qu’il ne faut pas faire de compliment aux enfants. Pour elle et d’autre, c’est un peu un mécanisme proche de la drogue a coup shoot de compliment. Et que l’enfant ne vit que dans la validation de l’adulte.  L’absence de reconnaissance, de valorisation des compétences, ne permet pas de faire naitre en soi ces concepts et d’y accèdes ex-nihilo passe par une thérapie.

Dans la relation sociale, j’ai une difficulté à faire confiance qui induit ma faible capacité à me faire entendre, à prendre une place social ajusté. Et j’ai toujours le sentiment d’être ennuyeuse avec ce que j’ai à dire, à partager… à glisser dans le « moi, je ». Et je me sens petite, inexistante, éthérique.

Forcement, je ne suis pas intéressante, mes parents ont mis ça en moi car ce que j’ai a dire ennuie le monde. Alors, que je suis une grande bavarde mais je parle pour parler… parfois. Juste pour remplir le vide, contrer l’angoisse du silence. Silence, source de danger.

Inattentive.

Combien de fois mes parents ne m’ont pas dit « tu pourrais faire attention franchement ! ».  J’étais affublé d’une maladresse quasi chronique à leurs yeux. Ce n’était pas le cas évidement. C’était un prétexte. Mais cela a ouvert une porte en moi, celle de la difficulté a posé mon attention sur les propos des autres, des profs, de mes amis, de mes camarades. Je pars en voyage dans un espace sécuritaire : ma tête, mon arbre à penser. Je vais en moi, perdant toute attention a l’extérieur. Je suis consciente que ce qui se joue là est :  ce qui est au dehors de moi a un potentielle de danger ultra élevé. Et donc oui, il y a une inattention à l’extérieur qui avait lieu non pas par le mécanisme de « tête en l’air » mais dans l’idée de ne pas prendre le risque de plus de danger. Car soyons lucide, il y en avait bien assez dans ma vie.

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