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IronAnne
IronAnne

A quelques jours du déménagement

 Ce texte est écrit par une personne présentant entre autre une dyslexique et dysorthographiques. La forte charge émotionnelle de cette écriture aggrave l’expression des troubles dys* de ce fait orthographe, grammaire et syntaxe sont affectées par l’exercice testimonial ici partagé.

Il est volontaire de ne pas faire corriger les textes. Les troubles dys sont des handicaps. Et oui, parfois … c’est difficiles à lire. Mais cela n’invalide pas le propos. Merci de (re)lire la notice dys*.

Mon père à toujours eu des rêves de grandeurs. Il voulait par-dessus tout être franc-maçon. Il ne l’a jamais été. Pour essayer d’aller vers son objectif, il a décidé que nous devions quitter la lorraine. Il voulait lancer son entreprise de location de voiture. C’était autant un soulagement qu’une idée terrifiante pour moi. J’aurais paradoxalement tout donné pour ne pas quitter ma maison. Je préférais être violé par le fils de ma nourrice et mon père mais rester près de mon grand-père et de mon arrière-grand-mère. Je savais que j’allais être sous le joug de mon père sans issue possible. C’était, pour moi, la dernière nuit dans notre maison. Les meubles de ma chambre était vide. C’était très anxiogène. L’écho du moindre mouvement dans cette chambre où tout était parti devenait insupportable. J’étais profondément triste. L’année scolaire était déjà entamée. J’ai toujours eu le sentiment que nous partions dans une urgence. J’avais dénoncé quelques semaines plus tôt à demi-mots à mon arrière-grand-mère que le fils de ma nourrice était méchant avec moi.

Il faisait noir et froid. C’était dans mon cœur, dans ma tristesse que la température que je ressentais c’était fixé. Je n’avais pas fermé le lourd volet de ma chambre qui tenais avec une chaine. J’avais voulu garder un peu de lumière. A partir de ce soir-là, je dormirais toujours avec une lampe allumé d’ailleurs. Ma mère travaillait. Sa dernière nuit. Je sentais chacun de mes muscles se raidir dans une sensation glaciale. J’avais le regard perdu sur les petits personnages de mon papier peint. Il y avait des petites filles qui étaient accrochait à des parapluies. J’imaginais que si je fermais les yeux, elles s’envoleraient pour veiller sur moi. Leurs copines sur les lunes, elles, diraient des formule magique. J’étais seule avec mon père. Il était en bas. Je ne pouvais pas dormir. Je ne voulais pas dormir en réalité. Je ne voulais pas céder à l’ivresse des rêves. Je chantais l’aigle noir dans ma tête. J’ai fini par entendre les marches de l’escalier grincer de leur vieux bois. Ses pas étaient lourds. Je manquais d’air. La panique commençant à me traverser depuis le cœur jusqu’à chaque extrémité de mon corps à chaque pas qui le rapprochait de moi. La terreur me fige sur place. Il monte lentement. Cela me semble duré une éternité. Et j’entend qu’il est enfin sur le palier. Il entre dans ma chambre. Je sens qu’il se rapproche de mon lit.

Il vient près de ma tête. Il soulève ma couette, se glisse dessous. Il sait que je ne dors pas. « Laisse-moi de la place » lance-t-il dans un ton de séduction. Il est en caleçon. Son corps flasque se colle au mien qui à l’air si petit à coté de lui. Je me sens plaqué contre le mur. Ma main touche le bord du lit, un petit bout de bois blanc. Mes doigts son juste dessus. Il fait moins d’un centimètre de large.  Je tente de m’accrocher à l’ailleurs, à un espoir d’échappatoire au travers de se simple mouvement d’agrippement tout à fait vain. Il bande. Sa main se glisse sous mon t-shirt trop long. Il remonte sa main vers lui. Il prend un peu appuis sur son corps pour soulever sa hanche et faire glisser un peu ses sous-vêtements. Je sens son sexe chaud et dur. « C’est la dernière fois ici. Il faut fêter ça. Là-bas, ça sera une nouvelle vie. On pourra en profiter tellement plus ». C’est pour ces mots que je ne veux pas partir. Je préfère ici. Je veux mes bulles d’oxygène. Non, je ne veux pas de sa promesse. Il va se branler entre mes fesses. Il crache dans sa main et viens étaler sa bave entre la raie de mon cul. Je sens qu’à chaque mouvement, c’est un peu plus glissant.

Je m’absente.

Le corps est là, mais mes yeux se perdent sur une des petites filles avec son parapluie. Je l’imagine glissé dans le monde de charlotte aux fraises. J’imagine le dessins animé. Il se mélange à celui qui s’appelle Blondine au pays des arc-en-ciel. C’est en lien avec cet animé que j’aime autant les arc en ciel. C’est bon de me perdre dans l’imagination. Cela me met à distance. Ses mains serrent mon corps. Mais il y a Tagada dans ma tête. C’est un beau cheval. Il me fait mal au niveau de l’ilion et pourtant, je n’habite pas cette douleur. Ses doigts font tellement pression avec la tension qui monte en lui que je sens les tissus sous mon ilion se faire pincer. Mais je ne dis plus rien. Je suis une coquille vide. Il s’excite tout seul avec sa voix. Il me dit que j’aime ça. Que je l’oblige encore. Je suis une vilaine petite fille. Il faut être gentil avec son papa. Son corps accélère le rythme. Sa main droite me fait si mal à la hanche mais je ne suis plus là. Dans un mouvement rapide, il me fait aller sur le dos. Il est sur moi sans que je comprenne comment. Mes petites jambes d’enfant de 7 ans et demi s’écartent. Ma hanche n’aime pas ces positions. C’est toujours douloureux. Le grand trochanter me semble toujours se coincé. Mes ligaments sont sous tension. Il entre en moi. Il est très lubrifié. Moi pas. J’ai mal. Je ressens la chaleur d’une brûlure et en même temps, cela me pique. Je me sens déchiré en deux, éventré. Comme à chaque fois. Il est en appuis sur ses bras. Il fait des va et vient de plus en plus rapide. Mes jambes bougent comme si elles étaient les ailes d’un papillons qui s’envole. La chose que je sais, c’est que ça sera court. Il éjacule vite. Je ne sais pas le terme à cet âge, mais je sais la sensation que cela me fait. Je sens comme une pression qui s’installe dans mon vagin, quelque chose qui déborde, qui coule. Je sais que je vais me sentir sale. Il prend un peu plus de temps que d’habitude. Une fois qu’il a éjaculer, il joue avec sa bite dans mon vagin. Il contracte et détend son périnée. Son sexe est toujours en érection. Les mouvement de celui-ci me font mal. Lui me dit que j’aime ça. Mais j’ai toujours une partie de moi dans ce dessin animé que j’imagine : Tagada parle à Charlotte aux fraises. Le monde est triste. Il est essoufflé. Il se laisse aller sur mon corps. 100kilo sur moi. Je suis à bout de souffle. Son corps ne m’écrase pas. Il rend juste chaque inspiration difficile. Je lutte. Puis, l’expire me vide trop. Je dois me retenir de tousser. Il n’aime pas. Le temps me semble interminable. Il fini par se lever. Il ne me couvre même pas. Il fait glacial. Tout me frigorifie. Il va dans son lit. Il sait que je vais aller faire pipi. Ça va me bruler.

L’escalier est si grand du haut de ma taille. Heureusement, les WC sont juste à droite quand je serais arrivée en bas. Ça va me bruler très fort de faire pipi. Je resterais là, la fenêtre des WC est ouverte. Il fait vraiment froid, c’est l’automne. Mes larmes ne coulent quasi pas. Pourtant, je ne veux pas partir. Je veux rester là, je veux m’accrocher à chaque seconde même si elles me font mal. Mais, il l’a dit. Tout sera différent là-bas. Ici, il n’est pas si souvent là. Je ne vois plus le fils de ma nourrice. J’ai un peu de sécurité. Tout va s’effondrer, je le sais déjà.

Je vais finir par remonter, au bout de 10 min ou 2h, je ne sais pas. Mais il dormira quand je serais en haut. Le lit est humide. Je me recouche. J’ai peut-être fait un peu pipi en plus de son sperme. Je vais devoir m’expliquer demain matin. Merde. Je vais regarder mon papier peint jusqu’à ce que mon corps cède à l’épuisement… il y a aussi les petites filles sur les lunes en plus de celle qui sont au bout de leur parapluie. C’est bien là-haut ? Je n’aurais plus mes amies figé sur le mur. Le papier peint de ma future chambre est moche. Des vielles fleurs marron. Non. Vraiment. On ne peut pas rester ici ? Là-bas, tout me fait déjà peur. Je perds tout. Je me perds moi.

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