IronAnne - chapô
IronAnne
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Je t’aime

Ce texte est écrit par une personne présentant entre autre une dyslexique et dysorthographiques. La forte charge émotionnelle de cette écriture aggrave l’expression des troubles dys* de ce fait orthographe, grammaire et syntaxe sont affectées par l’exercice testimonial ici partagé.

Je te le dis tout le temps. À toi que j’aime. Je le dis et je te le dis tout le temps. C’est un truc qui m’habite au fond du cœur, au fond de l’âme. Je sais que j’ai manqué de « je t’aime » qui résonnent juste, qui ont l’écho d’un amour profond.

Mon père me disait beaucoup « je t’aime ». Mais ses mots avaient la noirceur de sa brutalité, de sa cruauté. Je ne les laisser glisser sur moi. Parce que je n’en voulais pas.

Mes déclarations d’amour sont profondément nouris par les deux fois où mon grand-père m’a dit qu’il m’aimait. J’aurais voulu baigner dans l’écho de sa voix. J’aurais voulu m’y lover, m’y laisser aller à l’infini. Je l’entends encore dans ma tête.

Je dis ces mots à ceux que j’aime. Je sais qu’on est sensé aimer de façon conditionnel l’autre, sauf ses enfants. Mais j’aime les gens de façon inconditionnel. Mais cette façon d’être avec l’autre est aussi une brulure. J’aime à en accepter plus, trop, tant pis, c’est le prix.

Aujourd’hui, j’ai parler d’amour avec une amie, Jeanne, celle qui écrit les monologue du matin. Elle me connait… Elle sait que je peux aller loin dans mon amour à l’autre. Mais, elle m’aime assez pour savoir que je serais à ramasser à la petite cuillère. Je crois que je suis prête à cette souffrance, a cette blessure.

J’aime pour toujours. Je dis qu’elle, là-bas, celle qui m’a fait vivre 5 ans d’enfer, je l’aime plus. Ce n’est pas vrai. Je l’aimerais toujours. Parce que je le donne ce bout de moi à l’autre pour une sacré éternité. Je ne veux plus aimer pour ne plus souffrir mais je paie ce prix à plein tarif.

J’aime à en pleurer, à en rire, à m’envoler.

J’aime à perdre l’autre pour toujours. J’aime à savoir que je suis dangereuse pour l’autre.

À toi à qui j’ai dit « je t’aime ». C’est comme ça, moi, avec le cœur d’une gamine de 8 ans qui aime pour toujours, qui croit à la magie, au licorne et à l’espoir.

A toi, plus particulièrement. Même quand je parts, même que je me dis que je t’aime plus, je t’aime toujours.

On ne dit pas que je t’aime à ses enfants, à la personne avec qui on partage sa vie. L’amour à mille et un nuances. Je les prends toutes et je les vis toutes. Je t’aime sans désir, avec désir. Je t’aime à me perdre.

Quand il m’a dit son amour, mon grand-père… il m’a dit quelque chose de profond : aimer, c’est rester du coté du vivant. A chaque fois que je veux mourir, lâcher. C’est moi à noël qui entend de ne jamais croire aux mensonges, que de là où il est, il m’aime toujours. Je ne crois pas en dieu, je crois au paradis parce que sinon, il n’est nul par pour m’aimer. Si je vous aime, c’est juste parce qu’il a jardiné l’espoir en moi.

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