chapô - IronAnne(2)
Galeiliante
Galeiliante

Julie, la poupée

Ce texte est écrit par une personne présentant entre autre une dyslexique et dysorthographiques. La forte charge émotionnelle de cette écriture aggrave l’expression des troubles dys* de ce fait orthographe, grammaire et syntaxe sont affectées par l’exercice testimonial ici partagé.

Quand je dormais chez mes grands-parents, que ce soit chez eux ou dans leur chalet, c’était ma grand-mère qui me mettait au lit. Elle prenait le rôle externe de la gentille grand-mère qui met sa petite fille au lit avec une histoire.

Une des histoires qu’elle utilisait, c’était celle de ma poupée Julie. Julie, c’est aussi mon deuxième prénom. Les histoires que vivait Julie, ma poupée, dans le monde imaginaire de ma grand-mère était horrible. Julie était méchante. Elle faisait toujours des bêtises. Elle recevait souvent des fessées. Et puis la méchante poupée ne dorme pas dans un lit mais dans l’armoire. Quand nous étions dans leur maison, littéralement, elle mettait ma poupée dans l’armoire.

Il me fallait survivre à ses histoires. J’avais terriblement peur.

La maison de mon grand parent avait du parquet. Cette maison faisait du bruit. Cela appuyait sur ma peur. Alors, j’avais le droit, sous ce prétexte, d’avoir la lumière du couloir allumé jusqu’à ce que mon grand-père aille au lit. A priori, a l’heure tardive, je devais dormir.

J’avais des stratégies très élaborée pour me protéger. J’avais mis au pied du lit un chien en peluche. Des deux coté de ma tête un clown et un mon nounours Georges. Sur la table de nuit, je mettais le chapelet phosphorescent de ma grand-mère près de l’interrupteur pour « retrouver » le dit accessoire pourvoyeur de lumière dans le noir.

Quand ma grande mère descendait, je me rallumé ma lumière. Je ne risquais pas de me faire prendre. En effet avec la lumière du couloir, impossible de savoir que ma lampe de chevet était allumée. A pas de souris, la respiration coupée, une attention portée au moindre bruit. J’allais mettre dans l’armoire une couverture sur Julie. Et je laissais la porte entre ouverte. « Personne ne saura que tu n’es pas enfermé, je ne suis pas loin, tu n’es pas toute seule ». Lui disais-je.

Je n’étais pas méchante. Mes bêtises chez eux étaient les testes normales de l’enfance. Mais pour ma grand-mère, une enfant ne doit pas vivre, exister.

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