Galeiliante
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La peau, ma peau

La peau, cette fine enveloppe entre l’extérieur et l’intérieur, entre ce qui est moi et ce qui est de l’ordre de l’autre. La peau espace de communication, d’échange, poreuse, solide, fragile, souple. Espace frontière entre le soi et le non-soi, biotope sensoriel. Les récepteur somesthésique signifiant du premier sens : toucher pour exister, se différencier, se ressentir comme un individu. Enveloppe qui fait l’unification du corps, contenante des muscles, os, organes, fluides, pensées, essence vitale. Ce premier territoire qui émerge à quelques semaines dans le liquide originel. Espace sensible qui né de la perception de l’état de pesanteur répondant aux lois de la physique, embrassant ainsi les évidences portées au nu par Blaise Pascal.

La peau qui vit habitée, colonisée, écorchée, éraillée, blessée, sublimée, effleurée, caressée, frappée, bousculée. Épiderme stratifié, pavimenteux qui crie parfois ces mots qui n’ont pas d’issue.

Psoriasis, maladie auto-immune réduite la psycho-somatisassions, soigné soulagé mais activité au-delà de Psyché. La peau affligée par l’inflammation. Peau qui gratte, démange, isole. Peau intouchable devenant carapace de l » expression de l’inracontable chez moi.

Cette maladie connue dans le cadre des violences sexuel a été ignoré par les dermatologues vu, croisé dans ses causes qui sont mienne. Psoriasis du cuir chevelu, gratouillant le crâne. Psoriasis inversé brulant dans les plis, battue en brèche sur l’autel de l’obésité mais présent bien avant. Psoriasis en plaque, visible, repoussant. Psoriasis des muqueuses, vulve qui gratte mais qualifié de mycose. A cette dernière forme décrite comme ne nécessitant pas de traitement, mais créant de microtraumatisme si la vie sexuelle ne se stop pas pendant la poussée. Mes microtraumatismes n’ont pas la voix au chapitre du soin. Ironie du sort : cette forme n’est même pas considérée comme valable pour investiguer un soulagement, ni même un questionnement sur une mineur. Que ton mont de venus gratte, c’est tellement frais, n’est-ce pas que le l’acte, le geste d’aller au-dedans pour soulager cette démangeaison.

Mon enveloppe qui interdit qu’on m’approche, me touche, me brule dans le contact. Ma peau qui n’est pas entendu par le père, la mère dans ce « ne me touchait plus ». La peau qui souffre d’être mise au rang des sourds du monde.

Mais j’en ai assez de bruler sous la pression d’un câlin, j’ai besoin de ne plus avoir mal à la tendresse.

La peau vit en homéostasie mais chez moi, le déséquilibre est là, constamment, elle revient hurler.

Ma peau crie l’ombre de la terreur dans le résidu de ses desquamations.

On port au long court les conséquences des traumatismes. Chez moi, il y a cette conséquence. Un jour ma peau ne criera plus, ne sera plus un frein a un contact doux. Et puis de toute façon, la médecine le regarde sous le regard de mon gras, c’est plus simple d’obscurcir le réel. Etonnant, j’en avais déjà maigre, belle, légère quand cela a commencé.

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