IronAnne
IronAnne

Quand les sons font souffrir

Ce texte est écrit par une personne présentant entre autre une dyslexique et dysorthographiques. La forte charge émotionnelle de cette écriture aggrave l’expression des troubles dys* de ce fait orthographe, grammaire et syntaxe sont affectées par l’exercice testimonial ici partagé.

L’hypervigilance est déjà évoqué dans l’un ou l’autre billet. Je vais vous parler ici des sons en particulier. Je passais des heures couchées à écouter les pas possibles de mon père, les fouilles dans ses sacs pour des médicament chez ma mère. J’étais en alerte quasi tout le temps. Je devais savoir d’où, quand venait la nouvelle agression.

Aujourd’hui, c’est quelque chose de toujours présent mais avec une dimension que je n’avais pas anticipé. J’ai depuis lors une misophonie qui s’est installé. Ce n’est pas rare dans les syndromes post-traumatique. Certains sons me rendent malade, en colère voir agressive. Je ne peux pas supporter un tic-tac. Ceux-ci me renvoient à ce que j’écoutais dans la chambre de mes parents pendant les viols. Ce son me rend littéralement anxieuse et en colère. Il m’empêche de dormir. J’ai longtemps utilisé que des réveils qui ne produise pas de son. Aujourd’hui, c’est mon téléphone qui fait le job. J’ai quelques horloges chez moi qui font tic-tac. C’est complexe de faire comprendre que c’est souffrant pour moi. Ce n’est qu’une horloge après tout, n’est-ce pas ? C’est en réalité le tocsin des agressions.

Il m’est insupportable qu’on mette la radio dans la cuisine le matin. Si je la mets, je supporte le son. Si c’est mon compagnon, ou un enfant. C’est vrillant. Tout de suite, je suis dans la colère, les nerfs. Je fini par l’éteindre dans une exaspération proche de l’implosion.

D’autres sont me font mal. Les grincements de dents me rappellent serrage de ma mâchoire pendant les viols.

Pourtant, j’écoute de la musique ?! Oui, pour faire barrage aux autres sons. J’ai aussi des écouteurs Bose, non pas pour la frime mais pour leur réduction des bruits externe depuis 1 an. C’est très aidant.

Je n’ai pas d’acouphène mais j’entends trop bien. J’entend mes enfants respirer dans leur lit. J’entends facilement des sons externes. Certains sont me font peur. Il réveille des sons déjà entendus.

Je dors avec des sons de pluie. Ceux-ci me renvoient à mon enfance, les nuits de pluies dans le chalet de mes grands-parents. C’était des moments agréable, associé à mon grand-père.

Le silence n’est pas facile. Mais le bruit non plus.

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